‹ Leçons élementaires de chimieChapitre 164 sur 284 · NOMS POIDS · texte numérisé non relu

NOMS POIDS

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Kfjhi-Noor .,.. 186 140 carals 10^

Diatnant de I^usëii;. »..*.» 195 -^ ,.,.......<»<

Le diamant du Grand-Mogol peso 279 carata, mais on soupçonne qu'il n*cst qu'une topaze blancbe. Cependant M. Tenaanl est porté à croire, d'après leurs formes respectives, que le Kohi- Noor, le diamant de Russie et le Grand-Mogol ne faisaient qu'un Feul qui aurait cte le fameux diamant de 779 carats que Tmeri>icr aurait Yu à la cour ci u Grand-Mogol,

D'après la description que M. Dufrenoy a faite de T Étoile du !=nd^ il paraîtrait que cette pierre précieuse aurait appartenu dans l'origine li un groupe de cristaux de diamants analogue au j^roupe des cristaux de quartz, de spath d'Islande, de pvritc de. fer et de la plupart des minéraux cristallisés.

^ L'unité de poids pour li; diamariit fst le tiorat, qui équÏTaul à 0,ÏÛ& mîlligr. \, et doiite 48 fr»t pour les dîan^anEs avanl la taille, et brsqii'JU nn d^passcut pas ce poids; mais au dftssiiB, on les estime par le carré de leur poids niultipli«^ par 4 S.

Le diamaot iaiilé fin rose^ ou celui qui prdiieiile à son Sif>mniet uhp pyramide à l^a^eites triangulaires et une large base pJatc que cache la monturej eoiile île flO à IÎ5 fr. If! ^jretnier carat,

flelui ioiUé m briitunt^ lî'est-à-dîre pimentant k âa partie Bapdrîeure une Face a^^i'^ furge entourée de facettes triangulaires el de Facettes en losange, et à sa partie iiiiVrieiire une sorte de pyramide tronquée garnie ù paiement de facettes, et dont U moiihii-e est à jour, coûte de 216 a 240 fr. et quelque foi !i âSfi fr. lorsque le brilJant esl très-bfîiiu.

QueJ que soit le prii initial du earat^ la \enEe des diamants est établie sur 1* Tèffle suivante : n Z^j prix àe rf^uj: diamatttf «tmi entre mix comme le csrré de teurs poids, i*

XVl^ LEÇON. — GRAPillTÉ. 3l3

Le diamant se trouverait donc tapissant des géodes, au milieu de certaines roches qui nous sont encore inconnues, mais qui probablement appartiendraient aux terrains métamorphiques du Brésil ; ce serait là son véritable gisement, et sous ce rapport, la formation des diamants aurait de l'analogie avec celle de la plupart des cristaux, notamment avec la formation des géodes de quartz que l'on observe dans le marbre de Carrare.]

227. Graphite et plombagine. — Après le diamant vient une variété de charbon qui, aux qualités communes d'infusibilité, de fixité et d'insolubilité, réunit l'éclat nàétallique et l'aspect cristallin. Cette variété porte le nom de graphite, et on se la procure artificiellement. Dans la fabrication du fer on se sert de charbon: le fer étant fondu en dissout une certaine quantité qu'il abandonne en partie par le refroidissement ; le charbon vient alors cristalliser à la surface sous forme de lames noires brillantes, souvent assez larges : c'est le graphite, pi^ovenant d'une véritable dissolution faite à chaud, qui, en se refroidissant, met en liberté une partie de la matière dissoute dont les molécules s'agrègent symétriquement. Il n'est donc pas exact d'attribuer au charbon l'insolubilité; il est soluble au contraire, lorsqu'on lui donne pour dissolvant le fer liquide.

Sous le nom àe plombagine l'on désigne une espèce de graphite naturel en petites paillettes hexaédriques très-minces, d'un gris métallique. Agrégées les unes aux autres, elles forment des masses brillantes que l'on coupe facilement au couteau, et laissent des traces d'un gris de plomb sur le papier. On l'emploie à la confection des crayons.

228. Graphite de Brodie. — M. Brodie a obtenu une modification du graphitç en soumettant ce corps à l'action simultanée de l'acide sulfurique et d'une substance oxydante. Voici par quel procédé. On mêle une partie de chlorate de potasse avec 4 4 parties de graphite de Ceylan, et on délaye le mélange dans un vase de fer avec 28 parties d'acide sulfurique concentré : on chauffe au bain-marie jusqu'à ce que les vapeurs du gaz chloreux cessent de se dégager ; après le refroidissement, on le jette dans l'eau, on le lave convenablement et on le sèche.

Si on chauffe au rouge ce graphite, il augmente considérablement de volume, et se réduit en une poudre d'une division extrême. En subissant cette préparation^ le graphite s'oxyde, et

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