META
LLiyiÈS.
Potassium .
Calcium.
Manganèse.
BJâmulh.
Sodium.
Lithium.
Fer.
Mtircure,
Barium.
Magnésium.
Aluminium.
Élain,
Strontium.
Glucium.
Cobalt.
Autimutae,
Jiickel.
At^cdL
Zinc.
Or.
Cadmium.
FI a Un*!.
Cuivre.
PaHadlurn*
Plomb.
Iridiiun.
A Texception du potassium et du sodium, qui sont d'uu fré* quent usage dans les laboratoires, il n'y a pas an seul métal, appartenant à la première classe, qui serve dans les arts * : au contraire, ceux de la seconde sont d'un emploi IrL^s-ofdtnaire, Ce que nous allons apprendre sur l'extraction des nuUaux n'est applicable qu'à ces derniers.
284. Règles générales à suivre pour le traitement des minéraux métalliques. — Les procédés d'extraction varient suivant les circonstances; mais au fond ils se ressemblent, en ce sens que tous tendent à ramener à l'état élémentaire les métaux minéralisés, en les faisant passer d'abord à Tctat d'osydes, pour les réduire ensuite au moyen du charbon *. St les inéïauxsont à l'état de sulfures ou d'arséniures, on les grille : alors Toxygèue de l'air chasse le âoufre et l'arsenic sous forme d'aïuclei) sulfureux et arsénieux, tandis qu'il oxyde le métal ; cet oxyde, chauiïâ ensuite avec du charbon, sera réduit en produi^Jant de Toxyde de carbone et du métal. S'il s'agit de sels métalliques indécomposables par la chaleur, tels que les silicates, on les calcine avec des bases et du charbon : les premières enlèvent l'acide et forment ce que l'on appelle les scories ; le second réduit Toiyde métallique. Enfin, s'il s'agit de métaux natifs, ou ils sont purs, ce qui est très-rare, alors leur extraction est direele, et s'exécute par des moyens tout à fait mécaniques; ou ils sont allies à d autres métaux, et, comme ceux-ci seront toujoursi les plus oxydables, on les sépare au moyen du grillage. Par cette opératioo,
i On fabrique des lampes au magnésium pour obtenir une hiùii^^rL^ doiii^e dfi ceitaines qualités de la lumière solaire.
• n est évident que l'on n'entend pas parler ici des métaux dont les (nytl<iB sont décomposés a une température élevée.
4i0 XX* LEÇON, — CLASSIFICATION DES MÉTAUX,
on oxyde ces derniers sans altérer les autres. QuaiU aux matières pierreuses (gangue) qui accompagne rit les mdtauXj on les sépare soiL par les lavages, si tant est que la différence de densité le permette, soit en les rendant fusibles au moyen d'uQ agent convenablement choisi : cet agent sera tantôt de nature acide, tantôt de nature basique, suivant que la gangue sera basique ou acide, Dana tous les cas, par rinter\-enlion d'une température élevde, les gangues formeront un bain de scories^ au fond duquel s>e trouvera le mélaL
En résume, on peut se représenter, sous un point de vue trèsgénéralj Tex tract ion des métaux comme pouvant Ûtre effectuée, 1" par voie directe, s'ils sont t Télat natif ^ 2« par oxydation et réduction, s'ils sont minéralisés- Quant a la séparation des gangues, elle aura lien, 1"* par une voie directe et essentiellement mécanique j si leurs densités sont moins fortes que celles des minéraux ; 2^ en les ramenant à Tétat de sels fusibles.
%A'6. Claasiâcatloxi des métaux diaprés leur affinité pour VoTLy^éne. — Aprts avoir arrtilé ces idées générâtes sur les métaux, relativement à leurs principales propriétés, leur manière d'être dans la nature et leur extraction, il est uécessaire d'adopter une méthode pour les grouper, et en rendre l'étude plus facile.
Il n'est pas aussi aisé de classer les métaux que les métalloïdes; la classification de ces derniers a été faite d'après un ordre naturel, tandis que celle des premiei-s ne pourra se faire que d'après un ordre artificiel. La nature s'est plu à nuancer, à graduer les caractères et les propriétés des métalloïdes de telle sorte que l'on est parvenu, sans efforts, à composer des séries dont les termes, comparés entre eux, n'ont rien de choquant et d'imcompatible. LL n'en est pas de même des métaux ; si plusieurs se ressemblent par quelques propriétés communes, ils différent si brusquement par plusieurs autres^ que l'esprit ne peut pas s'habituer à les voir réunis en un seul groupe. Pour les classer, il faut donc que le cbimiste se place au point de vue qui lui offre le plus de i;ommodité et d'utilité; il faut qu'il choisisse parmi les propriétés divei*ses celle qui se trouve le plus en rapport avec Jes phénomènes qu'il se propose d'étudier.
C'est ainsi que fit Thenard lorsqu'il classa les métaux d'après l'ordre de leur affinité pour l'oxygène ; affinité qu'il détermina, non pas en faisant agir directement l'oxygène sur les métaux, mais en observant la température à laquelle ceux-ci décompo-