XX" LET.ON. — ATOMICITÉ DES MÉTAUX
On arrive aux mêmes réflexions lorsque, aii lieu de comparer les sections entre elles, on compare la classification entière à celle des métalloïdes. De même que l'expérience oblige à considérer certains métaux comme des intermédiaires qui servent de passage d'une section à une autre ; de même quelques métaux paraissent servir de transition d'une classification à l'autre. M. Fremy a trouvé à l'osmium beaucoup de propriétés conununes aux métalloïdes ; M. Riche en a fait autant pour le tungstène. On sait que la place la plus naturelle de l'antimoine est à côté de l'arsenic et que celle du bismuth est à côté de l'antimoine. En somme, de ce que la classification que nous adoptons, et qui est fondée sur la manière d'après laquelle les métaux décomposent l'eau, est commode et par cela môme utile dans l'enseignement, il ne faut pas en conclure qu'elle ait une valeur absolue, et qu'elle autorise à déduire de la position que les métaux y occupent, leurs propriétés fondamentales et leurs analogies naturelles.
La classification des métaux qui serait le plus en harmonie avec l'état actuel de la science, serait celle qui aurait pour base Tatomicité de ces corps. Voici comment elle serait représentée.