XXI' LEÇON. — THOPRIÉTÉS DES ALLIAGES
rait déduite des densités eL des proporlions des métaux dont ils sout rormés. Eu voici uq exemple dans les deux séries suivantes :
A 11 i If et d*n( 1ï Hi^ntitA eit. plut çnmde
!<■ «nlliLucFit.
r tinc.
Oi- el-.*... ! ÉlBÎn.
iiutimoine.
itnc, plomb.
bUmuth.
( âJlliPlUIDÇ,
AlliAgiii donL la dânfUà iiit moins grannàît
Or et.
fer.
plomb.
( cuivre.
Argent et eiiii^re*
Cuiïre et plomb.
Zïuc et autjniomâ-
ibismutb .
plomb.
antiiDOiDe^
Fer i
On connaît des alliagee dont la densité décroît à mesure que la proportion du métal composant le plus dense augmente : tel est celui de zinc et d*étain, MM. Calvert et Johnson puisèrenlj dans une grande chaudière remplie d'un pareil alliage en fusion, trois échantillons ; celui de la partie supérieure contenait :
i équivalent d'élaîn, i i équivalents de zinc ;
celui de la partie moyenne :
celui du fond :
i équivalent d'étain^ 16 équivalents de zinc ^
i équivalent d'étain, i9 équivalents de zinc.
L'étain étant phis dense que le zinc, Véchantillon de la partie supérieure aurait dû être le plus pesant, puisqu'il en était le plus riche ; néanmoins sa position dans la chaudière prouve le contraire*
Les alliages sont en général plus dursj moins ductiles et moins tenaces que le plus dnctîïe et le plus tenace des métaux constituants ; ils sont toujours plus fusibles que le moins fusible des
X>:i* LEÇON* — PROPRIÉTÉS DES ALLIAGES. 421
métaux dont ils se composent^ et, bien souvent, plus que chacun d'eux pris séparément. Le bronze, par eienaple, est un alliage très-dur et pouil ductile ; cependant il est formé de deux métaux (le caivre et l'étain) qui se laissent Urer en fil fit rayer par le carbonate de cbaux. Les alliages, que Ton appelle fusibles, ont un point de fusion inférienr à celui de leurs éléments. Huit parties de bîsmulhj cinq de plomb et trois d'étain constituent un alliage qui fond à 04%5 : cependant le premier métal fond à 304^ le second à 333", le troisième à 228",
La proportionnalité des conductibilités calorifique et électdque existe dans les alliages comme dans les métaux, La conductibilité des alliages de cuivre et de zinc diffère peu de la con* duclibilité du zinc, quelque grande que soit la proportîoQ du cuivre, et la conductibilité des alliages d'étain et de bismuth est à peu près la moyenne des conductibilités des métaux constituants. {WlEDMAKN.)
SaivantM. ^yertheim, les coefficients d'élasticité des alliages s'accordent avec la moyenne de ceux qui appartiennent à leurs composants. D'aprèsM. Itegnaultj il en est de mâme pour la chaleur spécifique. M» Rudberg a fait, sur la chaleur latente des alliages, une observation qui mérite d'être signalée à cause de son caractère de généi'alilé ; ce savant a reconnu que, lorsqu*on laisse refroidir un alliage fondu, le thermomètre qui y est plongé devient deux fois stationnai re avant lefigemenL La raison qu'il donne de ce phénomène rappelle ce que nous avons dtt pour prouver que dans un mélange de plusieurs métaux fondus^ il peut se former des alliages de composition différente. Voici, du reste, son explication : deux métaux fondus ensemble et bien mélangés, forment une combinaison à proportions définies, qui demeure répandue dans celui d'entre eux quï se trouve en excès* La combinaison, quand elle e?t seule, se solidifie à un point fixe; mais lorsqu^il y a excès de Vun des métaux, la solidification du métal et de la combinaison n'a plus lieu au même degré : le métal en excès, se solidifiant presque toujours le premierj dégage sa chaleur latente ; ce qui produit un retard dans la marche du thermomètre. Le métal solidifié reste en suspension dans la combinaison chimique encore fluide, qui lors de la soli* dtfication occasionne un second arrêt du thermomètre j parce que sa chaleur latente se dégage à son tour.
Certains métaux, en s'allianl au niorcui'Cj absorbent de la chaleur tandis que d'autres en dégagent ; les premiers devieuuent
!■ Digtizedby®OOgle