XXIII* LEÇON.— TROPRIÉTÉS DES CHLORURES
se prêtera de doubles échanges précisément comme lesoxysels. Ainsi le bichlorure d'étain chasse le bichlorure de cuivre de sa combinaison avec le chlorure de potassium : c'est un chlorure acide qui se substitue à un chlorure moins acide.
SnCP + CuCl,KCl = SnCl«,KCl + CuCl
Double chlorure d« cuivre Double chlorure d'étain Bichlorure et de potassium. et de potassium. de culTre.
Quand le chlorure de zinc remplace le protochlorure de cuivre dans le chlorure double de potassium et de cuivre, évidemment c'est un chlorure soluble qui chasse un chlorure insoluble.
Cu«Cl,KCl + ZnCl = ZnCl,KCl + Cu'Cl.
Enfin, lorsque, en mettant en contact deux dissolutions, l'une d'un double chlorure d'antimoine et de potassium, l'autre d'un double chlorure de mercure et de plomb, on obtient un précipité formé par les deux chlorures de plomb et d'antimoine, il est évident que l'on réalise là un double échange comparable à celui qui aurait lieu si l'on mêlait une dissolution de sulfate de soude avec une dissolution de nitrate de baryte.
3 j 0 bis. Propriétés chimiques des chlorures. -^ La nature a tracé une ligne de démarcation qui permet de ne pas confondre les chlorures avec • les oxydes et les sulfures. Tandis que les premiers sont généralement solubles et volatils, les derniers sont presque tous insolubles et fixes.
{^Action de la chaleur. — Les chlorures de la dernière section, excepté ceux d'argent et de mercure, sont les seuls que la chaleur décompose. On conçoit que des métaux électro-négatifs, comme l'or, le platine, l'iridium, etc., ne contractent pas des comlîinaisons bien stables avec des corps électro-négatifs euxmêmes: aussi les oxydes de ces métaux sont-ils encore moins stables que les chlorures.
2® Actionde l'oxygène, — Sous l'influence de la chaleur, l'oxygène n'attaque point les chlorures des métaux de la première section, ni ceux de la septième; mais il décompose tous ceux des autres sections* Comme les chlorures qui résistent à l'action de l'oxygène sont les basiques et les acides, leur résistance ne se rattache probablement pas à la même cause. L'oxygène ne décompose pas les chlorures de la septième section, car