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B XXIII* LEÇON. — PRÉPARATION DES CHLORURES

base de protoxyde de fer sont verts et ont une saveur sfyptique. Le chlorure de nickel est jaune, sa dissolution aqueuse est verte. Le chlorure de chrome a une couleur fleur de pêcher, celui de cuivre est brun jaune ; dissous dansr l'eau, Tun est vert, l'autre est bleu : mais les dissolutions des sels ayant poUr bases les oxydes de ces métaux, ont précisément les mêmes couleurs et saveurs que les chlorures dissous. Si l'on ajoute que les réactions des chlorures en dissolution ont les mêmes caractères généraux que les dissolutions salines proprement dites, il faut convenir qu*il est permis de se demander si MCI dissous dans l'eau ne serait pas MO,HC].

Cependant M. Martens a fait une expérience qui tend à montrer que les chlorures dissous dans l'eau renferment le métal et non pas son oxyde.

Il a rempli la courbure d'un tube en U avec une dissolution saturée de sulfate de bioxyde de cuivre, et à l'aide d'une pipette il a versé de l'eau dans les deux branches latérales ; cette eau, en vertu de sa moindre densité, ne s'est pas mêlée avec la dissolution cuivrique. Il a plongé ensuite dans les deux colonnes d'eau les électrodes en platine d'une pile de 80 couples, et il les a arrêtées à la distance d'un centimètre du sel dissous. Des gaz se sont dégagées sur les deux électrodes, mais du côté de l'électrode négative, à la limite de séparation de la couche saline cuivreuse et de la colonne d'eau, il a vu se réunir petit à petit du bioxyde de cuivre, sous la forme d'une masse floconneuse noire. En répétant l'expérience avec du bichlorure de cuivre, les mêmes phénomènes se sont reproduits, à cela près qu'au pôle négatif il s'est' réuni non pas du bioxyde de cuivre, mais du cuévre.

31 i. Préparation des chlorures. — Ce que nous savons sur les oxydes, nous permet de deviner que l'on pourra obtenir des chlorures par l'action directe du chlore sur les métaux ou sur les oxydes, ou bien encore par l'action directe des métaux sur les chlorures. Souvenons-nous que presque tous les oxydes peuvent être transformés en chlomres par l'action de l'acide chlorhydrique ; que plusieurs métaux s'emparent du chlore de cet acide, et font dégager son hydrogène; ajoutons que l'acide chlorhydrique décompose presque tous les sulfures en produisant un chlorure et de l'hydrogène sulfuré, et nous saurons ainsi combien sont nombreux les procédés par lesquels on peut préparer les chlorures. On trouvera jdans le tableau suivant la

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série des procédés de préparation, avec un exemple pour chacun d'eux.

P&OCiDBS. EXEMPLES.

to Chlore et métaux [ ^^^^ngle^^^^^ procédé suhi en

io Chlore et oxydes (chlorure de zinc).

30 Métaux et chlorures f (bichiorure d'étain préparé en faisant agir

( 1 étain sur le bichlorure de mercure).

40 Acide chlorhydrique et métaui^ (protochlorure de fer) .

50 — et oxydes (chlorure de calcium).

60 — et sulfures (protochlorure d'antimoine).

3i2. Usages des chlorures. Encres sympathiques. —

Certains chlorures changent de couleur en se dissolvant dans l'eau parce qu'ils s'hydratent. Lorsqu'on écrit avec dé pareilles dissolutions suffisamment étendues, les caractères ne sont pas visibles ; si l'on chauffe le papier, l'écriture apparaît, le chlorure par la dessiccation redevient anhydre, et reprend sa couleur naturelle, dont la nuance est intense. Les caractères disparaissent dès que le papier se refroidit, attendu qu'il absorbe de l'humidité, et que le chlorijre s'hydrate de nouveau. L'emploi de ces sortes d'encres qu'on appelle sympathiques est donc fondé SUT la faible nuance de certains chlorures hydratés et sur la nuance intense de ces mêmes chlorures anhydres. Un exemple va lé prouver. Sur une feuille de papier on trace des caractères avec une dissolution de 'chlorure de nickel : on n'y distingue rien, la tejnte verdâtre de la liqueur qui a servi d'encre, étant trop faible pour être visible sur un fond blanc ; cependant si l'on chauffe le papier, les traits apparaissent avec une couleur jaune ; ils disparaissent par le refroidissement, pour reparaître de nouveau, lorsqu'on les chauffe encore. On peut procluire des effets remarquables en se servant de plusieurs chlorures convenablement choisis. Le chlorure de cobalt, par exemple, est rouge, même quand il est sec ; légèrement chauffé, il se modifia et devient bleu ; mêlé à du chlorure de nickel, il doit produire du vert. Ainsi Ton peut obtenir trois couleurs avec deux chlorures : on aura du bleu avec celui de cobalt pur ; du jaune avec celui de nickel; et du vert par le mélange des deux. En faisant intervenir d'autres chlorures, et même d'autres sels, on variera et l'on augmentera le nombre des nuances. On est parvenu par ce moyen à faire des dessins dont l'aspect change sous l'influence de la chaleur. Un paysage qui représenterait une vue

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