ACIDES GRAS SUPÉRIEURS
Les limites que nous nous sommes imposées ne nous permettent pas de décrire tous les acides mentionnés à la page 576. Kous
non 5 bornerons à ajouter quelques renseignements sur les derniers termes de la série.
Aeidc palmitique, C'^H^^O*. — 11 existe dans l'iiuile de palme à l'étal de combinaison avec la glycérine. On le prépare, sur une grande échelle, en Angleterre, en distillant l'huile de palme avec de la vapeur d'eau surchauffée. Cette opération a pour but et pour (ifel de dédoubler cttle huile en acides gras et en glycérine. Les acides gras se solidifient par le refroidissement. Après les avoir débarrassés, par expression, de l'acide oléique liquide qui les imprègne, on les obtient sous forme de gâteaux blancs et secs, qui sont employés dans la fabrication des bougies.
Acide margstriqne C^'IP^O-. — Cet acide existe dans presque tous les corps gras solides, d'après M. Chevreul. Pour le séparer de l'acide stéarique, qui l'accompagne presque toujours, ce chimiste a conseillé le procédé suivant : On saponifie l'huile d'olive par la litharge et l'eau, on hiisse refroidir l'emplâtre ou savon de plomb ainsi obtenu, et, après l'avoir séparé de l'eau qui tient en solution la glycérine, on la pulvérise et on l'épuisé par l'éther, qui dissout l'oléate et laisse !e margarate. ('es deux sels, étant décomposés par l'acide chlorhydrique, fournissent, l'un l'acide oléique (voyez page 584), l'autre l'acide mnrgnrique.
On l'a obtenu par synthèse en décomposant le cyanure de cétyle par la potasse :
C'6H5i-CAz 4- mn) = C'6H3'-C0^U + âzIIs.
L'acide margarique est solide et cristallise en paillettes fusibles à 60% solubles dans l'alcool. M. Heintz admet que l'acide margarique qu'on a retiré de beaucoup de graisses est un mélange d'alide stéarique et d'acide palmitique.
Acide stéarique, O^V'^^^O'. — 11 a été retiré du suif par M. Che vreul. Il est solide. 11 fond à 69%2. Par le refroidissement l'acide fendu se prend en une masse blanche feuilletée. Il est insoluble dans l'eau et se dissout dans l'alcool et dans l'éther. La solution alcoolique le laisse déposer en petites pailletles nacrées qui ne sont pas grasses au toucher. Oxydé par l'acide nitrique, il donne les mômes produits que l'acide oléique (page 584).
L'acide stéarique entre dans la composition des bougies dites ttéariques, qu'on prépare avec les suifs.
Les stéarates alcalins sont solub'es dans l'eau. Si l'on verse un