H.OU
io.AzH- Lactamidc.
en* éo.oH
Acide 3-amido-propionique.
CH.AzH»
éo.OH
Alanine.
Vacide ^-amido-pi'opioniquc , qui se forme dans la réaction que l'on vient d'indiquer, cristallise en prismes clfnorhombiques, incolores, transparents. Il est trés-soluble dans l'eau, peu soluble dais l'alcool. Chauffé avec précaution à 170°, il se sublime en partie sous t'arme d'aiguilles.
LECCINE 027
LEDCENE.
C«H'»AzO*
ce corps a été découvert pnr Proust, en 1818, dans le vieux fromage. Il parait identique avec une substance retirée du gras de cadavre et nommée par Fourcroy aposépédine. C'est un produit do la putréfaction des matières animales. Il se forme aussi lorsqu'on fait bouillir la corne, les tissus gélatineux, les matières albuminoïdes, avec de l'acide suHurique étendu, ou qu'on les fond avec de la potasse caustique. Dans ces réactions, il se forme en même temps de la tyrosine et quelquefois du glycocolle.
La leucine existe toute formée dans l'économie. On l'a rencontrée dans le tissu du foie, de la rate, des poumons, du pancréas, des glandes salivaires, etc. M. Limpricht l'a formée artificiellement à l'aide d'un procédé analogue à celui qui a servi à M. Strecker pour la synthèse de l'alanine (p. 626).
Préparation. — Le meilleur procédé de préparation de la leucine consiste à faire bouillir pendant vingt-quatre heures 2 parties de rognures de corne avec un mélange de 5 parties d'acide sulfurique et de 13 parties d'eau, en ayant soin de remplacer l'eau au furet à mesure qu'elle s'évapore. On neutralise avec un lait de chaux. On sépare le sulfate calcique par le filtre et l'on précipite par l'acide oxalique une petite quantité de chaux qui est entrée en dissolution. La solution filtrée, abandonnée à elle-même, laisse déposer d'abord de la tyrosine. La leucine reste dans l'eau mère, d'où elle se dépose en cristaux. On a fiit cristalliser finalement dans l'alcool faible.
Propriétés. — La leucine cristallise en lamelles blanches. Elle se dissout dans 27 parties d'eau froide et plus abondamment dans l'eau bouillante. Elle est insoluble dans l'éther. Elle fond à 170°. A une température plus élevée, elle se décompose en gaz carbonique et amylamine :
C6H*3AzO* — CO* ■+- CsH'^Az
Leucine. Amylamine.
Lorsqu'on dirige dans une solution de leucine un courant d'acide azoteux, elle se convertit en un homologue de l'acide lactique, l'acide lencique (Strecker) :
2G«U«5AzO* + ki-(fi = 2CfiH'^05 -h iI-0 + 2Az*
Acide Icucique.
CO.OH
Élat naturel et modes de formation. — Cet acide importnnf «e rencontre dans un grand nombre de végétaux. Wiegleb et Scheolc l'ont retiré du sel d'oseille, qui est un oxalate acide de potassium.
Le procédé de Scheele est demeuré classique. 11 consiste à précipiter la solution du sel d'oseille par l'acétate de plomb et à décomposer le précipité d'oxalale de plon«b par l'hydrogène sulfuré. Le grand chimiste suédois a démontré l'identité de l'acide ainsi formé avec celui que Bergman avait obtenu antérieurement en traitant le sucre par l'acide azotique.
On rencontre l'acide oxalique dans l'économie animale. Les urines laissent souvent déposer de petits cristaux d'oxalate de calcium. Ce sel se dépose quelquefois dans la vessie et forme alors des calculs mamelonnés qui sont connus sous le nom de calculs muraux.
L'acide oxalique prend naissance lorsqu'on traite une foule de matières organiques par l'acide azotique ou par la potasse fendante.
Nous avons déjà lait connaître les relations qui existent entre l'acide oxahque et le glycol (page 598).
Le cyanogène donne de l'acide oxalique en se décomposant au contact de l'eau (page 470).
M. Drechsel a réalisé une belle synthèse de l'acide oxalique. En faisant passer du gaz carbonique sur du sodium disséminé d;ins du sable quarizeux très-sec et chauffé à 350», il a obtenu de l'oxalale de sodium :
2C0« 4- Na^- = C^O*Na"-
Oxalaie de sodium.
Enfin l'acide oxalique se forme par l'action d'une chaleur modérée sur le formiate sodique :
Forrrnalc Oxahtc
Kodiquc. HKxque
Préparation. — On obtient l'acide oxalique dans les arts par deux procédés. L'un consiste à oxyder par l'acide azotique des mélasses de qualité inférieure. L'opération donne lieu à un grand dégagement de vapeurs nitreuses et de gaz carbonique. Elle se fait dans des chaudières de plomb qui ne sont point attaquées, en présence d'un grand excès de matière organique oxydable.
Un autre procédé consiste à faire réagir à une température élevée la potasse sur la sciure de bois.
On reprend la masse par l'eau, qui en extrait de l'oxalate de potassium. On traite cette solution par un lait de chaux qui précipite de l'oxalate de calcium, et la potasse est régénérée. Le précipité d'oxalate de calcium est décomposé par l'acide sulfuriqiie : il se forme du sulfate calcique presque insoluble et l'acide oxalique se dissout dans l'eau. La solution, convenablement évaporée, le laisse déposer en cristaux. Quant à la potasse qui reste en solution dans l'eau, elle est évaporée et sert à de nouvelles opérations.
Propriélcs. — L'acide oxalique se dépose du sein de sa solution aqueuse en gros prismes transparents, qui renferment 2 molécules d'eau de cristallisation. Exposés à l'air, ces cristaux s'ef/leurissent. Ils perdent complètement leur eau à 100° ou dans le vide sec. Une partie d'acide oxalique se dissout dans 15,5 parties d'eau à 13". Cet acide est aussi très-soluble dans l'alcool.
Il fond à 98* dans son eau de cristallisation. A ISâ" il commence à dégager des gaz, et entre 155° et 160° il se dédouble en eau, gaz carbonique, oxyde de carbone et acide formique :