‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 316 sur 386 · TYPE · texte numérisé non relu

TYPE

5" TYl'li.

Cefliaos

ci2n-i^0"

nC611'«0«

Glucose

Saccharose

Amidon

Lévulose

Lactose

Dextrine

Galactose

Maltose

Inulino

Arabinose

Meiitose

Glycogèiie

Inosite

. Mclézitose

Gommes

Dambose

Mycose

Cellulosi3.

Tous ces corps exercent le pouvoir rotatoire, soit à droite, soit à gauche.

Ils peuvent former des combinaisons neutres avec plusieurs molécules d'acide, ce qui les caractérise comme alcools polyatomiques (Berthelot).

GLUCOSE OU DEXTROSE.

Ce corps important, qui forme la partie solide et cristallisable du miel, existe dans un grand nombre de fruits desséchés, à la surface desquels il forme des elflorescences blanches bien connues.

On le rencontre aussi dans l'urine des diabétiques.

On peut le former artiliciellement en faisant réagir l'acide sul

GLUCOSE OU DEXTROSK. 661

funque étendu sur l'amidon (Kirchhoff), ou sur la cellulose {Bra-

connot).

Préparation. — Dans les arts, on prépare la glucose par le procédé suivant :

On introduit dans une grande cuve en bois 6000 litres d'eau et 42 kilogrammes d'acide sulfurique. On fait arriver dans ce liquide des jets de vapeur d'eau surchauftée, et lorsqu'il est en pleine ébuilition on y fait couler peu à peu 2000 kilogrammes de fécule délayée dans 2000 litres d'eau liéde. Au bout de 50 à 40 minutes la saccharification est complète. On sature alors l'acide sulfurique au moyen de la craie pulvérisée. On sépare le sulfate de calcium insoluble et, après avoir concentré le liquide dans des chaudières chauffées à la vapeur, jusqu'à ce qu'il marque 40 ou 41° Baume, 011 l'abandonne à la cristallisation. Il se prend en une masse d'un blanc jaunâtre, opaque, qui est la glucose.

On a remplacé l'acide sulfurique par l'acide ciilorhydrique, qui colore moins la liqueur. La petite quantité de chlorure de calcium formée n'empêche pas la cristallisation de la glucose.

Propriétés. — Ce corps cristallise en petits mamelons blancs, agglomérés en choux-fleurs. Les cristaux renferment \ molécule d'eau (le cristallisation (CsH''0®+ II-O). Ils sont inallérablesà l'air. Ils fondent au bain-marie et perdent leur eau à 100°. Ai.hydro, la glucose fond à 114°.

La glucose se dissout dans un peu plus de son poids d'eau à 17°. Elle est 3 fois moins soluble que le sucre de canne et, pour une égale concentration, elle est trois fois moins sucrée. Elle est beaucoup moins soluble dans l'alcool que daiis l'eau.

La solution de glucose dévie à droite le plan de polarisation. La déviation d'une solution récemment préparée diminue de moitié au bout de quelque temps. Elle varie suivant la concentration. Le pouvoir rolatoire spécifique à + 20° pour le rayon jaune est [a]n= -f 5n°,7 (Toliens).

Chauffée à environ à 170% la glucose perd de l'eau et se convertit en une masse incolore, à peine sucrée, qui a été désignée sous le nom Ai. glucosane et qui renferme C^H'^O' :

CeiiiîO^ = C«H«<>03 + H*0.

La glucose peut former de véritables combinaisons avec les bases. On connaît un glucosale de calcium, C6|l"'CaO<î -f-H*0. 11 se pré-

cipite lorsqu'on ajoute de l'alcool à une solution d'hydrate de calcium dans la glucose.

Ces combinaisons sont instables.

Expérience. — J'ajoute de la potasse à une solution de glucose et je chauffe. La liqueur jaunit d'abord et prend rapidement une teinte brune foncée. On observe la même coloration lorsqu'on rhauffe la solution de glucose avec les hydrates de baryum ou de calcium.

D'après M. Peligot, il se forme, dans ces circonstances, deux acides qu'il a nommés gluciqite et mélassique. Le sucre ordinaire ne présente pas cette réaction : de là un moyen de le distinguer de la glucose.

Indépendamment de ces produits, l'action de la chaux sur la glucose donne naissance à une belle matière cristallisable dans le système du prisme orthorhombique, et que M. Peligot. a nommée saccharine. Elle est dextrogyre; son pouvoir rolatoire est [ajo^ + Dô^b. D'après M. Scheibler. ce corps renlerme C^^U'oO' et serait l'anhydride d'un acide saccharinique CH'-O".

La glucose exerce une action réductrice sur diverses solutions métalliques.

Expérience. — Je verse du sulfate de cuivre dans une solution de glucose concentrée, puis j'y ajoute de la potasse caustique. 11 ne se forme point de précipité ; mais îa liqueur se colore en bleu foncé. En la chauffant, je vois apparaître un précipité jaune d'hydrate cuivreux.

Cette réaction, découverte par Trommer, est très sensille, et peut servir à déceler et même à doser les plus petites quantités de gl icose. On emploie pour la recherche et le dosage de ce corps des solutions cupro-alcalines qu'on obtient eu dissolvant du tartratecuivrique dans la potasse (liqueur de Barreswill), ou en ajoutant à une solution de sulfate de cuivre du sel de Seignette(p. 0.")'.)) et de la soude caustique (liqueur de Fehiing).

Lorsqu'on ajoute à une sohilinn de glucose de l'azotate de bismuth et un excès de potasse, et qu'on chauffe, il se forme un jn > cipité noir de bismuth réduit.

Une solution de glucose additionnée d'une solution de chlorure de sodium, et soumise à Tévaporation spontanée, laisse déposer des cristaux, combinaison délinie des deux corps. Ces cristaux renlerment 2[iNaCl + SCH'-'Os] + 511^0.

Page 1