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SUCRE DE FRUITS OU LÉVULOSE

Tin grand nombre de fruits renferment, indépendamment de la glucose qui vient effleurir à leur surface après la dessiccation, un autre sucre qui dévie fortement à gauche le plan de polarisation. C'cil la lévulose.

CG4 LEÇONS DE CHIMIE MODEllNE.

La lévulose existe dans le sucre interverti (voyez page 609). D fait, un grand nombre de fruits sucrés, tels que les raisins, les ce rises, les figues, les groseilles à maquereau, etc., renferment di sucre interverti.

On peut extraire la lévulose du sucre interverti (mélange à prc portions égales de glucose et de lévulose). Pour cela, M. Dubrunlau mélange intimement 10 grammes de .'•ucre interverti avec 6 gram mes de chaux élcinte et 100 grammes d'eau. La masse, d'abor( liquide, devient i;àteuse par l'agilation : elle renferme du glucosat( de chaux liquide et du lévulosate solide. On lexprime fortemen dans une loile, et l'on décompose par l'acide oxalique la combinaison de lévulose et de chaux. La lévulose reste en solution et fonn( après l'évaporation un sirop plus sucré que le sirop de glucose

On peut obtenir plus facilement la lévulose en saccharifiantrinu line (page 679) par les acides étendus. Pure, elle est cristallisable soit qu'elle provienne de l'inuline, soit qu'on l'ait retirée du sucrt interverti (Jungfleisch et Lefranc). Son pouvoir rolatoire lévogyrc est [a], = — 104° à 14°. 11 varie avec la température; à 90° i diminue de moitié.

La lévulose est directement fermentescible. Chauffée à 170°, elh donne la lévulosane en perdant les éléments de l'eau :

C6U1206 = Celi'oos 4- iin)

Lévulosane.

GALACTOSE.

On nomme ainsi un des produits de la transformation du sucre de lait par l'action des acides étendus (page 670) et de certains ferments.

La galactose cristallise en mamelons formés par l'agglomération de petites aiguilles. Elle est moins soluble dans l'eau que la glucose et dévie le plan de polarisation à droite. Elle est fermentes-; cible. Elle réduit facilement la liqueur cupro-potassique. L'hydro-! gène naissant la converlit en dulcile. Oxydée par l'acide nitrique, elle fournit de l'acide mucique.

ARABINOSE. UC5

ARABINOSE.

Ce corps est le sucre de gomme. 11 prend naissance lorsqu'on fait bouillir l'arabine ou gomme arabique avec de l'acide nitrique âtendu. 11 cristallise en prismes rhoniboïdaux brillants, fusibles

IGO". Sa solution aqueuse préseule une saveur sucrée et exerce le pouvoir rotatoire à droite. Elle réduit la liqueur cupro-potassique, mais n'est pas susceptible de fermenter.

Parmi les autres matières sucrées nous mentionnerons :

1° La sorbine, C^U'^O'^, substance chstallisable en gros oclaèdres rhoniboïdaux transparents, que M. Pelouze a retirée des fruils du sorbier.

2° Vinosite, CsH*-!)" + 211-0, matière sucrée que M. Scherer a retirée en 1830 des muscles, et qu'on a rencontrée depuis dans les poumons, les reins, la rate, le foie (Cloëtta). Chose curieuse, l'inosite ebt identique avec la phaséomannite que M. Vohl avait retirée des haricots verts {Pliaseoliis vuUjaris).

L'iuosite se présente sous forme de grandes tables rhomboïdales ou de prismes incolores, transparents, doués d'une saveur sucrée. Ces cristaux s'effleurissent dans un air sec. Ils sont solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool absolu et dans l'éther. La solution aqueuse est optiquement inactive. L'inosite fond à 210°. Elle ne se convertit pas en glucose par l'action des acides étendus ; elle ne réduit pas la liqueur cupro-potassique et ne fermente pas sous l'influence de la levure de bière.

La dambose, CH'-O". Ce corps existe à l'état d'éther diméthylique dans la dambonite, que M. A. Girard a retirée d'un caoutchouc africain, en épuisant ce dernier par l'alcool bouillant. Lorsqu'on chauffe la dambonite avec de l'acide iodhydrique concentré, il se forme de l'iodure de méthyle et de la dambose :

C6U'"0\0CUs)2 + 2HI = 2CIW + Cm^'-O^

Daiubonite. Dambose.

Cette dernière e.-t Irès-soluble dans l'eau et cristallisable. Elle fond à 190° et se sublime vers 220', propriété qui la distingue de toutes les matières sucrées.

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