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CELLULOSE

cique (p. 080) et de l'acide oxalique lorsqu'on les traite par l'acide azotique. La gomme fournit en mèmn temps une pelile quantité d'acide tartrique.

Gomme arabique. — La gomme récoUée en Arabie est identique avec la gomme du Sénégal. Elle découle naturellement de dilTérents acacias. Elle se dissout abondamment dans l'eau froide et est précipitée de sa solution par l'alcool. M. Fremy a fait voir qu'elle est essentiellement l'oiniée par les sels de calcium et de potassium d'un acide qu'il a désigné sous le nom d'acide gummique.

Séché à 100°, ce corps possède la composition représentée par la formule (C«H«o05)--|-H-0. Il est très soluble dans l'eau; sa solution dévie le plan de polarisation à gauche.

Chauffé de 120° à 150°, il devient insoluble dans l'eau et se convertit en acide métagummique. D'après M. Fremy, la gomme des cerisiers et des pruniers (gomme du pays) est formée par un méange de gummates solubles dans l'eau froide et de métagummates insolubles. Les métagummates sont insolubles dans l'eau, mais lorsqu'on les fail bouillir avec ce liquide, ils se convertissent de louveau en gummates solubles.

Le sous- acétate de plomb forme un précipité blanc abondant Jans une solution de gomme arabique.

Lorsqu'on fait bouillir la gomme arabique avec de l'acide sulfuiqiie étendu, on la convertit en un mélange de deux matières su crées, l'une incristalli:?able, l'autre crislalli^able en gros prismes rhombiques, incolores, doués d'une saveur sucrée, fusibles à 100*. ]ette matière a reçu le nom (ïarabinose (page 665).

Comme atlrngante. — Cette gomme découle d'astragales du Levant et de la Perse. La gomme de Bassora paraît provenir d'une espèce de cactus. L'une et l'autre renferment une matière mucila- ;ineuse insoluble dans l'eau qui la gonfle, de manière à la trans- 'ormer en une gelée transparente. C'est la bassorine. Avec l'acide tzotique, celte matière donne beaucoup d'acide mucique. Lorsju'on la fait bouillir avec l'acide sulfurique étendu, on la convertit lisément en glucose cristallisable.

CELI-ULOSE.

On nomme ainsi la matière qui forme les parois des jeunes col-

luies végétales et qui se trouve déposée, à l'état de mélange avec d'autres matières, dans les cellules plus âgées, notamment daiisles fibres ligneuses. La moelle de sureau et celle de V Mschinomene paludosa,\e coton, le vieux linge, le pnpier, constituent de la cellulose presque pure.

Dans les fibres ligueuses, dans le bois, la cellulose est pénétrée de substances étrangères de nature diverse, parmi lesquelles Payen a distingué la matière hicrustanie qui épaissit les tissus et leur donne de la rigidité. Parmi les autres, notons des matières azotées, des matières résineuses, diverses matières colorantes, etc. A ces substances organiques viennent se joindre, dans les libres ligneuses, des éléments minéraux qui se trouvent plus ou moins modifiés dans les cendres.

Le vieux linge, le coton, sont les matières les plus propres à la préparation de la cellulose pure. Après avoir fait bouillir ces matières avec une solutionfaiblede potasse causliijue, on les lave, on les épuise successivement par une solution de chlore, l'acide acétique, l'alcool, l'éllier, Peau, et on les fait sécher à 100°. Le produit insoluble qui reste après tous ces traitements est considéré comme de la cellulose pure.

Propriétés. — La cellulose est une substance solide, blanche, diaphane, dune densité de 1,25 à 1,45. Elle est insoluble dans Peau, l'alcool, Pétlier, les acides et les alcalis étendus. Elle se dissout dans la liqueur cupro-ammoniacale, qu'on obtient en faisant dissoudre dans une petite quantité d'ammoniaque concentrée, Phydrate ou le carbonate de cuivre, ou mieux, en faisant dissoudre du cuivre métallique dans Pammoniaque au contact de Pair. (Schweizer.)

Soumise à la distillation sèche, la cellulose laisse un résidu de\ charbon et donne de nombreux produits gazeux et liquides. On sait | que les gaz obtenus par la distillation du bois servent à Péclairage dans quelques villes. Les produits liquides se partagent ordinairement en deux couches, l'une aqueuse qui renferme de l'acide acétique, de Pesprit de bois, de Pacétone, etc.; l'autre insoluble qui constitue le goudron de bois.

Lorsqu'on arrose de la cellulose, de la charpie, par exemple, avec de l'acide sullurique concentré et qu'on broie le tout rapidement, on obtient une masse visqueuse, peu colorée, qui renferme, indépendamment d'une combinaison d'acide sullurique et de cellulose

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