CO.OH ^ " -COH ^^^CO.OH
Acide Aldéhyde raêthyl- Acide mélhvl-
paroxybcnzoïque paroxybcnzoïqûo paroxybeiizoique
(anisique;. (anisique).
TYROSINE.
C»IliiAzO'
Ce corps paraît se ratlacher aux composés précédemment décrits. Il peut être envisagé comme de l'acide amidopropionique (page 578), dont un atome d'hydrogène serait remplacé par le groupeG6H*.0H(paroxyphényle) tel qu'il existe dans l'acide paroxybenzoique :
C»!!» C*H*(AzH*) C»Il»(C«H*.OH)(Azfl»)
CO'Il CO*U èO'H
Acide Acide ainido- Acide iixyphényl-amido-
propioiiiquc. propioiiique. propioiiique (tyrosiiie).
La lyrosiue est un produit de dédoublement d'un grand nombre
de matières azotées de l'économie animale. On la prépare «n taisant bouillir pendant 16 heures de la corne (1 part.) réduite en copeaux avec de l'acide sulfurique ('2 part.) étendu de 4 lois son \olume d'eau. On neutralise par un lait de chaux, on filtre, on réduit la liqueur de moitié, on acidifie par l'acide sulfurique, et l'on ajoute un excès de carbonate de plomb.
La solution qui renferme la tyrosine à l'état de sel de plomb est décomposée par l'hydrogène suHuré, filtrée et évaporée. La lyros ne cristaUise et est purifiée par plusieurs cristallisations. Les eaux mères retiennent de la leucine.
La tyrosine se présente en longues aiguilles mcolores souvent réunies en houppes peu solubles dans l'eau et dans l'alcool froid, plus solubles à chaud, insolubles dans l'éther. Elle forme des combinaisons définies avec les acides et avec les bases. Fondue avec la potasse caustique, elle se dédouble en acide paroxybenzoïque, acide acétique et ammoniaque.
La tyrosine peut être reconnue à l'aide de la réaction suivante. Lorsqu'on fait bouillir sa solution aqueuse avec une solution .'ussi neutre que possible de nitrate mercuriqne, elle forme un précipité volumineux jaunâtre, qui se colore en rouge cuivre foncé par l'ébullition avec de l'acide azotique renfermant une petite quantité d'acide azoteux.
C'H»0» = C«H*(Ofl)MX).OH
Cet acide offre des relations étroites avec l'acide salicylique. C'est Facide dioxysalicylique. M. Lautemann l'a obtenu en traitant l'acide diiodosalicyiique par les alcalis :
G6fln<^Q,y -r SKHO = 2K1 + C*H*(0H)5-C0*U
Acide Acide gallique
diiodosalicyiique.
Nous savons d'ailleurs que l'acide gallique est un produit de dédoublement de l'acide tannique (page 687). l'our le préparer, on expose à l'air des noix de galle, grossièrement pulvérisées et humectées, en ayant soin de renouveler Vcafi au fur et à mesure qu'elle s'évapore. Au bout de deux à trois mois, on sépare de la masse,
par une forte compression, un liquide noir, et l'on épuise le résidu solide par l'eau bouillante. L'acide g;illique cristallise par le refroidissement de la liqueur filtrée. On le purifie par de nouvelles cristallisations dans l'eau bouillante.
L'acide gallique forme de longues aiguilles soyeuses, qui renferment une molécule d'eau de cristallisation. Il est sans odeur. Sa saveur est astringente et légèremeiil acide. Chauffé à 100°, il perd du gaz carbonique et se convertit en un corps qui se sublime en la. nielles d'un blanc éclatant. C'est l'acide pyrogallique ou pyrogallol (page 737) qu'on emploee en photographie :
C«II^(0II)=^-C0M1 z= C02 + C61P(0H)3
Acide gailique. Pyrogallol.
L'acide gallique se dissout dans 100 pnrlios d'eau froide, dans .5 parties d'eau bouillante. Il est très-soluble dans l'alcool, moins soluble dans Tétlier. Sa solution, exposée au contact de l'air, absorbe peu à peu l'oxygène ; en même temps elle se colore et dégage du gaz carbonique.
Expérience — Dans une éprouvette remplie de mercure et purgée de bulles d'air, je tais passer d'abord une solution récemment bouillie d'acide gallique, puis de l'eau de baryte privée d'air. 11 se forme un précipité blanc, qui passe immédiatement au bleu si j'introduis quelques bulles d'oxygène. Ce changement de couleur est l'indice d'ime oxydation, favorisée, dans ce cas, par la présence de l'alcali.
XYLÈNES ET DÉRIVÉS.
C^U'o = C«H*{CH»)«
La partie de l'huile de goudron qui bout, de 150 h 139° renferme un mélange de carbures d'hydrogène isomériques, mélange qu'on a désigné sous le nom de xylène. Ce corps est la diméthylbenziue
ClKpJls et peut exister sous trois modifications différentes,
comme tous les dérivés bisubstilués de la benzine (page 699).
La mélaxylène qui bout à 157° prédomine dans le mélange de.s xylénes que l'on peut retirer du goudron de l'huile. Oxydé par l'acide chromique, ce corps se convertit en acide isophtaliq^ie, C''U^'CO.Oli)^
ACIDE PIITALIQUE. 751
Vorlhoxylène esl un liquide incolore bouillant de 140° à 141'. !. acide nitriciiie le convertit en acide orthololuique.
Le para.tijlènc est solide el cristallise en prismes clinorhombiques sibles à 15°. 11 bout de 156 à 157°. L'acide nitrique étendu le iiverlit en acide paratoluique. Oxydé par l'acide chroraique, il urnil l'acide téréph(;ilique.
In grand nombre de dérivés se rattachent à ces xylènes isomériques. Un ou plusieurs atomes d'hydrogène peuvent être remplacés soit dans le noyau benzénique, soit dans les chaînes méthyliquespardu chlore, du brome ou par des groupes OII,AzO-,AzIl-. Les chaînes méthyiiques peuvent s'oxyder lorsqu'on fait bouillir les xylènes avec de l'acide nitrique ou avec de l'acide chromique, comme on l'a vu plus haut. Dans ce cas, le groupe LH'* fait place au groupe carboxyle CO.OH, et les carbures CT1*(C11')- se convertissent soit en acides toluiques, soit en acides phtaliques, qui existent les uns et les autres sous trois modifications isomériques :
L II ^jj5 L a ^co.OH ^ " ^CO.OU
Xylènes. Acides '.oluiqucs. Acides pbtaliqucs.
Ne pouvant décrire ici tous ces corps, nous nous bornons à donner quelques courtes indications sur l'acide phialique et ses isomères.
ACIDES PHTALIQUES.
Aeidc pEitaliqne or:linaire on ortliophtaliqne. — Laurent a obtenu ce corps eu souraoltant la naphtaline à une longue ébullition avec l'acide nitrique. 11 cristallise en paillettes ou on prismes épais et courts, peu solubles dans l'eau froide, très solubles dans l'oau chaude, l'alcool et l'éther. Il fond à 178° et perd de l'eau à une température plus élevée en se transformant en auhydridc phtalique :
^ " ^CO.OIl — " " ^ ^ " "CO^"
Acide pUlaliijUC. Anhydride phtalique-
Anhydride phtalique. — 11 cristallise en longues aiguilles bi il-
WUUTZ. 43
lantes, fusibles de 127 à 128°. Il bout à 277°. 11 possède une propriété remarquable qui a été découverte par M. A, Baeyer et dont l'industrie a su tirer parti. Chauffé avec les phénols, il s'y combine avec élimination d'eau pour former des composés qui ont été désignés sous le nom de phtaléines.
Ainsi, lorsqu'on chauffe le phénol ordinaire avec l'anhydride phtalique, 2 molécules de phénol se fixent sur une molécule danhydride phtalique avec élimination d'une molécule d'eau, et l'on obtient la phtaléine du phénol :
reni-CON^ , C^Il^.OH pe„.^CO-C«H*.OH , „,r.
C'H^cO-^ + C6I15.0H = ^^ -C0-C6H».0H + ^^
Anhydride ï raol. de Phtaléine du
phtalique. phénol. phénol-
Lorsqu'on chauffe la résorcine (page 677) avec l'anhydride phtalique, 2 molécules d'eau sont éliminées et l'on obtient un corps que M. Baeyer a désigné sous le nom de fluorescéine :
CsH^O^ -4-
2C«lIfiO* =
Anhydride
Résorcine.
Fluorescéine.
phtalique.
La fluorescéine forme des grains cristallins d'un rouge orangé. Insoluble dans l'eau froide, peu soluble dans l'eau bouillante, elle se dissout aisément dans les alcahs ou les carbonates alcaUns. Ses solutions étendues sont jaunes et présentent une magnifique fluorescence verte. De là le nom de fluorescéine.
La fluorescéine tétrabromée, C-"HsBr*0\ est employée en teinture sous le nom à'éosine. Elle communique à la soie une magnifique teinte d'un rouge rose.
/Icide téréphtaliqne [paraphtaliqué). — M. Cailliot a obteim ce corps en soumettant l'essence de térébenthine à une longue s'buUition avec l'acide nitrique étendu. Le même acide se forme par l'oxydation, au moyen d'un mélange de bichromate de potassium et d'acide sulfurique, du paraxyléne et, en général, de tous les dérivés bisubstitués de la benzine, avec deux chaînes latérales, et appartenant à la parasérie. Poudre blanche, presque insoluble dans l'eau, l'alcool et î'éther. Sj sublime sans fondre et sans se décomposer.
Acide isophtalique [mélaphtaliquc) se forme par l'oxydation du métaxylène. Longs cristaux minces incolores, peu solubles dans
TUlMÉTHYLBENZlîiES ET ISOMEREl.. 750
Feau, solubles dans l'alcool, fusibles au-dessus de 300». Peut èU'c sublimé sans décomposition.
TRIMÉTHYLBENZINES ET ISOMÈRES.
CH'
Les carbures d'hydrogène, C^H'*, dérivent de la benzine par substitution :
1° De trois groupes méthyliques à trois atomes d'hydrogène;
2° D'un groupe mélhylique et d'un groupe éthylique à 2 atomes
3° D'un groupe propyle ou isopropyle à un atome d'hydrogène.
Leur constitution est exprimée, par conséquent, par les formules suivantes :
C6H5(CH3)3 C*H*"c"ll5 G«H5-C3H'
Triméthjlbeniines. Méthyl-éthyl- Propyl-et
bebxincs. isopropvi-bcntine
Triméthylbenzines. — On n'en connaît que deux, savoir, le mésitylène et le pseudocumène :
Mésiihylène C'5ir>(CH'')5 i : 3 : 5. C'est la triméthylbenzine symétrique, les 5 groupes méthyliques occupant les positions 4 : 5 : 5. On l'obtient en distillant l'acétone avec un égal volume d'acide sulfurique étendu d'un demi-voliirae d'eau. On modère la réaction en ajoutant du sable au mélange.
Le mésitylène est un liquide doué d'une odeur agréable. 11 bout à 165°. Soumis à l'ébuliition avec lacide nitrique étendu, il s'oxyde et fournit successivement les trois acides suivants, dans lesquels un, deux ou trois groupes méthyliques sont convertis en groupes carboxvle CO'U :