‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 378 sur 386 · ALBUMINE. SOI · texte numérisé non relu

ALBUMINE. SOI

L'acide chlorhydrique concentré dissout les matières albuminoïdes insolubles : la solution se colore en bleu violacé, surtout au contact de Fair. (Cavenlou.)

Mises en contact avec de l'eau renfermant de 1 à 2 millièmes d'acide chlorhydrique, les matières albuminoïdes insolubles se gonflent et finissent par former une gelée transparente qui se dissout partiellement dans l'eau.

Sous l'influence d'oxydants énergiques, tels que l'acide chromique, le mélange de peroxyde de manganèse et d'acide sulfurique, les matières albuminoïdes donnent divers produits d'oxydation et de dédoublement, parmi lesquels nous signalerons particulièrement : 1° les acides volatils de la série C*H-'0% depuis l'acide formique jusqu'à l'acide caproïque inclusivement (page 581); 2" les aldéhydes correspondantes ; 5° les nitriles (éthers cyanhydriques), parmi lesquels on a signalé lacétonitrile (cyanure de méthyle), le propionitrile (cyanure d'éthyle) et le valéronitrile (cyanure de butyle); 4' l'acide benzoïque et l'aldéhyde benzoïque.

ALBIJIIXE.

On connaît deux modiOcations de l'albumine, unesoluble et une insoluble.

L'albumine soluble existe en dissolution dans le blanc d'œuf et dans d'autres humeurs de l'économie animale. Le principe coagulable du sérum du sang est une matière très-analogue à l'albumine du blanc d'œuf. Quelques chimistes la désignent sous le nom de serine.

Lorsqu'on évapore à une basse température ou dans le vide une solution filtrée de blanc d'œuf, l'albumine soluble finit par se dessécher en une masse solide, jaunâtre, transparente, d'apparence gommeuse. Dans cet état elle n'est point pure : elle reste combinée avec une trace d'alcali et mélangée avec une petite quantité de sels. Lorsqu'on la reprend parTeau, elle s'y dissout de nouveau. Lorsqu'elle est parfaitement sèche, on peut même la chauffer à 400° sans lui faire perdre sa solubilité dans l'eau. On parvient à enlever, sinon la totalité, du moins la plus grande partie dea sels qui existent dans le blanc d'œuf en même temps que l'albumine, en soumettant la solution de blanc d'œuf à Ipl dialyse. (Graham.)

8C2 le;;ons de ciiniiE moderne.

Lorsqu'on clmiiffi; une solution de blanc d'œuf ou du sérum du snng, la liqueur commence à se troubler vers 70° et se coagule vers 73°, tantôt en Hocons, tantôt en masse blanche, suivant sa concentratioii : la chaleur a converti l'albumine en sa modification insoluble.

Lorsqu'on étend l'albumine de l'œuf de 8 à 9 fois son volume d'eau et qu'on expulse avec soin, à une basse température, l'acide carbonique, dissous ou combiné avec l'albumine, on obtient une solution qui n'est plus coagulable par la chaleur. On lui restitue cette propriété si l'en y fait passer un courant de gaz carbonique. (Matthieu et Urbain.)

Lorsqu'on ajoute de l'alcool concentré à une solution d'albumine, il se forme* un coagulum blanc qui devient insoluble dans l'eau, par l'action prolongée de l'alcool.

On admet généralement qu'il n'existe aucune différence de composition entre l'albumine soluble convenablement purilîée et l'albumine insoluble. Toutefois M. Schiitzenberger trouve que la différence est sensible.

Action des acides sur ralbumine. Les acides sulfurique, chlorhydrique, azotique précipitent l'albumine en flocons épais, qui retiennent une certaine quantité d'acide; on parvient toutefois à enlever ce dernier par des lavages prolongés à l'eau.

L'action de l'acide azotique sur l'albumine est souvent mise à profit pour la recherche de cette matière dans les urines pathologiques. Un réactif plus sensible encore est l'acide raétaphosphorique, qui précipite les plus petites traces d'albumine contenues dans une liqueur.

Les acides phosphorique ordinaire, acétique, lactique, ne précipitent pas la solution d'albumine.

Action des alcalis sur Valhumine. Lorsqu'on bat un blanc d'œul', après y avoir ajouté quelques gouttes d'une solution très-concentrét' de potasse, le fout se prend, au bout de quelques instants, en une masse demi-soUde, molle, transparente, à laquelle on peut enlever l'excès de potasse par des lavages à l'eau froide. Le résidu est de l'albuminate de potasse, qui présente encore une réaction alcaline et auquel on peut enlever toute la potasse en excès par des lavages très-longtemps prolongés. Cet albuminate de potasse gélatineux se dissout dans l'eau bouillynle. L'acide acétique précipite l'albumine de la solution.

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