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MÉTAUX

Les mMaux sont des corps simples, bons conducteurs de la chaleur et Je l'électricité et doués d'un éclat particulier qu'on nomme métallique. Cette définition, on le voit, repose sur des caractères physiques plutôt que sur des propriétés chimiques. Elle est peu satisfaisante, et manque de rigueur, car elle s'applique à des corps que l'on peut à bon droit ranger parmi les métalloïdes. Tel est l'antimoine, que nous avons déjà décrit; tel est le bismuth, qu'on de\Tait ranger à côté de l'antimoine. De fait, la distinction entre les métaux et les métalloïdes n'est pas assez tranchée pour qu'on puisse marquer sûrement la limite qui sépare ces deux classes de corps simples.

Propriétés physiques des méfanx — Elles sont résumées dans le tableau de la page 245.

Mais il est nécessaire de compléter par quelques développements les indications qu'il nous donne.

Les m>^taux sont opaques; pourtant leur opacité n'est pas absolue. Interposez entre l'œil et le jour une feuille d'or battu, serrée entre deux lames de verre, elle laissera passer une lumière verte.

Cet or possède un éclat brillant et une couleur d'un jaune fauve. D peut perdre son éclat, lorsqu'il est réduit en une poussière très-ténue. Mais il suffit de frotter cette poussière avec un corps dur, de l'écraser dans un mortier en agate ou sur le brunissoir pour lui rendre, avec un certain degré de cohésion, son éclat particulier.

Il en est ainsi de tous les métaux. Un très-grand état de division leur fait perdre leur éclat métallique ; le frottement sur le brunissoir le leur restitue.

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PROPniETÉS PHYSIQUES DES MÉTAUX. 249

La couleur jaune fauve n'est pas la couleur propre de l'or : les rayons qu'il renvoie à l'œil y arrivent après avoir subi une seule rénexion. Si on les fait tomber sur de nouvelles surfaces d'or polies, après 10 réflexions successives, le métal se colorera en rouge vif. Dans les mêmes circonstances, le cuivre paraîtra rouge écarlate, le zinc bleu indigo, le fer violet, l'argent jaune pur, (B. Prévost.)

La plupart des métaux peuvent cristalliser. Le bismuth en offre l'exemple le plus remarquable. Qu'on fonde quelques kilogrammes de ce métal purifié et qu'on laisse refroidir lentement la masse liquide : le métal va se solidifier d'abord au contact des parois du vase et à la surface, là où il se refroidit davantage. Si l'on perce, au bout de quelque temps, la croûte qui recouvre le métal encore liquide, et qu'on laisse écouler celui-ci, tout l'intérieur du vase se trouve rempli de magnifiques cristaux, en trémies pyramidales, offrant les teintes irisées les plus vives.

D'autres métaux, tels que le cuivre, le plomb, l'antimoine, l'étain, l'argent, l'or peuvent cristalliser dans certaines circonstances. La nature nous en ofire quelques-uns à l'état cristallin.

On nomme malléables les métaux susceptibles de s'étendre en lames minces sous le choc du marteau ou sous la pression du laminoir (fig. 90). AÂ sont deux cylindres en acier capables de se mou-

voir autour de leur axe, en sens inverse l'un de l'autre. Si l'on engage entre eux une plaque de métal d'une certaine épaisseur, ils vont i'entrainerdansleur marche et la hinie amincie sortira de l'autre '•.ûlé avec une épaisseur égale à l'écartement des cylindres. En dirai-

nuant progressivement cet écartement à l'aide des vis BB, on réduil de plus en plus l'épaisseur de la lame.

On qualifie de ductiles les métaux qui se laissent tirer en fils L'opération s'exécute dans une machine représentée (fig. 91) C'est une plaque d'acier fondu ff, enchâssée dans les montant: ce, qui sont eux-mêmes sohdement fixés sur un banc. La plaqui

Fig. 91.

ou filière est percée d'une série de trous de plus en plus petits. Ai sortir de la filière, le fil, qui se déroule du dévidoir A, vient s'enrouler autour de la bobine B qui est mise en mouvement par ur moteur.

Pour qu'un métal puisse se tirer en fils fins, il faut qu'il offn une certaine résistance à la rupture. C'est ce qui constitue la ténacité. On la mesure en suspendant des poids à l'extrémité de fil métalliques d'un même diamètre. Le fer est le plus tenace de métaux.

Tous les métaux sont fusibles. Quelques-uns sont volatils et peuven être distillés. Parmi ces derniers on remarque le mercure, le potas sium, le sodium, le zinc, le cadmium.

Propriétés chimiques des métaux. — Les métaux se com binent entre eux et avec les métalloïdes. L'énergie avec laquelle ce ! combinaisons s'effectuent est très-variable. En général les métau doués des affinilés les plus fortes sont ceux qu'on nomme alcalin parce qu'on les retire des alcalis. Tels sont le potassium et I sodium.

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