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dans la circulation pour le sesterce , et y avait cette valeur sous les premiers empereurs : le moyen bronze devait alors valoii- le demi sesterce, et le petit bronze passer pour Xas.
Cette conjecture est confirmée par divers passages d'auteurs anciens, qui nous apprennent que, sous ces empereurs, le nummus ou sesterce était la grande monnaie de cuivre la plus commune.
Enfin l'inspection de quelques médailles de Néron , en bronze , qui portent des marques numérales, semblables à celles des monnaies consulaires, et qui sont en proportion du poids des pièces, semble étayer encore et rendre de plus en plus probable cette opinion.
Nous aurons soin de faire remarquer ces médailles de Néron , dans la suite du catalogue.
Au reste Savot (p. 24-2 de ses discours), pensait déjà, il y a deux siècles, que les médailles de grand bronze, postérieurement aux tems de Pline, avaient été de véritables sesterces. Nous conjecturons seulement qu'il faut faire remonter plus haut cette appréciation. Le savant Pinkerton est aussi de cet avis. Cependant Eckhel n'ose pas décider.
Cherchons maintenant à évaluer, en monnaie
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de nos jours , le sesterce considéré comme monnaie de compte des Romains; nous trouverons des résultats diflférens, selon la base des calculs, et selon les temps.
Voilà pourquoi beaucoup de savans n'ont pu tomber d'accord dans cette recherche.
Si l'on prend pour base le denier d'argent des derniers temps de la république , ou des premiers empereurs (denier qui pèse à peu près un gros , poids de marc) et qui vaut , intiinsèquement (i) , environ 16 sols de notre monnaie actuelle, il en résulte que \q sesterce , quatrième partie de ce denier , vaut environ 4 sols, i*.
Si l'on passe au régne de Néron où le denier pèse un huitième de moins que le précédent, ce dernier valant alors à peu près i4 sols^ Yesestel ce est réduit à 3 sols et demi.
Plus tard et lorsque Didius - Julianus eut acheté l'empire de l'avarice des prétoriens, et se vit forcé d'altérer le titre ancien des monnaies d'argent, le denier et par conséquent le sesterce baissent considérablement de valeur. Plus tard encore le titre des monnaies d'argent continue à hdàsser . ^ons Septime-Sévère elles contiennent
(i) Les deniers des temps de la répulilique et des premiers empereurs sont d'argent fin , quoique leur titre ne soit jamais exactement uniforme.
déjà la moitié d'alliage, et sous Galliea les deux tiers. Nous parlons ici en général ; car dans le même règne il y a souvent beaucoup de différence de titre, d'une médaille à l'autre.
Entrons dans quelque détails. Depuis le règne de Caracalla , et son dix-huitième tribunat , il parut des deniers d'un module nouveau, qui surpassaient les anciens en poids et en volume. Dans ces nouvelles monnaies, la tête du prince est constamment radiée.
Quoique le plus souvent d'un titre encore inférieur à ceux de l'ancien module , ces nouveaux deniers valaient cependant davantage, grâce à l'excès du poids.
Il y a apparence que ces nouveaux deniers qui se montrent concurremment avec les anciens , jusqu'au règne de Philippe j et ensuite seuls jusqu'à Po^iMwe, il y a apparence, dis-je, qu'ils furent introduits pour favoriser les soldats ou certaines provinces , lorsque , pour des raisons quelconques, les empereurs voulaient y maintenir à la monnaie d'argent un peu plus de valeur intrinsèque.