‹ Leçons élémentaires de numismatique romaineChapitre 54 sur 70 · PHILIPPE. .''V · texte numérisé non relu

PHILIPPE. .''V

^iMP. M. iVL. PHiLippvs. AVG. (Sa tête laurëe). J G.B.^MiLiARivM. s^cvLVM. ( Cippe , sur lequel cst > Pi I écrit : cos. m). }

1 iMP. M. ivL. PHILIPPVS. AVG. (Sa tête laurée). j (t.1>. i^^cvLVM. NOVV3I. SC. (Temple à huit co- ^ Pt lonnes , flans le milieu duquel une statue). \

IMP. M. ivL. PHILIPPVS. AVG. (Sa tétc laurée ). ] Q jl / s.EcvLARES. AVGG. SC. (Cippc , sui" lequel est l C l'inscription cos. m. ). \

IMP. M. ivL. PHILIPPVS. AVG. (Sa têtc laupée). j f^

' ( s.t:cvlares. avgg. SC. (Cerf). j

fiMP. M. ivL. PHILIPPVS. AVG. (Sa tête laurée). J ^TERNiTAs. AVGG. SC. (Éléphant monté de) ^' son cornac ou conducteur). '

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2l(j REMARQUES. >

L'an looo de la fondation de Rome, et pour célébrer cet aaniversaii'e mémorable, Philippe fit célébrer, avec une niaguiflceuce extraordinaire, des jeax séculaires (ce furent les neuvièmes et les derniers). Cette période de mille ans, justement appelée siècle millénaire dans notre 2" médaille, semble autoriser à commencer une nouvelle ère , et à intituler siècle nouveau celui (jui va commencer, ainsi que le porte le revers de la 3<'.

Au reste , les cbronologistes ne sont pas parfaitement d'accord sur l'année précise de la célébratiou de ces superbes jeux : les uns pensent qu'ils eurent lieu l'au 24 7 de notre ère ; mais les autres, s'appuyant sur le témoignage des médailles mêmes, où ces jeux paraissent concourir avec le 3e consulat de Philippe, les remettent à Tannée suivante, c'est-à-dire à l'an de 248 , époque de ce consulat , et où les mille ans , depuis la fondation de Rome , étaient révolus.

Un nombre prodigieux de médailles retrace, de diverses manières , ces solennités : des animaux de différentes espèces figurent sur leurs types ; les uns sauvages et rares , et l'on ne s'étonne point qu'ils eussent concouru à la magnificence des spectacles ; mais les autres, si communs, qu'il paraît difficile d'expliquer la cause de la mention expresse qui en est faite sur la monnaie.

Quant au type de la dernière médaille, il nous suffira de rappeler que l'éléphant était pris pour symbole d'une espèce d^étej-nitr, d'une très-longue vie. Par ce type, on paraissait donc souhaiter à l'empereur et aux siens une vie plus longue qu'il n'appartenait à Ihumauité. Mais, quand il était question de réternifé de l'empire, le soleil était pris ordinairement pour symbole , comme objet vraiment étemel. Cependant, cette distinction ne fut pas toujours rigoureusement observée. * . 1; .(

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OTAGILIA-SEVERA {Marcia- "'^^J'''

RARETE

Otacilia-Severa)^ épouse de Philippe j est déclarée auguste ; survit à son mari et à son fils. Cette princesse fut chrétienne, et par sa protection les chrétiens respirèrent en paix sous le règne de son époux.

f MARCIA. OTACIL. SEVERA. AVG. (Sa tète). \ ^

^' '^coNcoRDiA. AVGG. SG. (^ La Concordc, assise), l

^MARCIA. OTACIL. SEVERA. AVG. (Su tête).

Q,]3a PVDiciTiA. AVG. se. ( Femme assise , se cour vrant la figure d'un voile ).

I MARCIA. OTACIL. SEVERA. AVG. T Sa tête V )

^' I s.î:cvlares. AVGG. SG. (Hippopotame). j

PHILIPPE fils {Marcus-Julàis- Philip.

pus) , fils de Philippe et d'Otacilia - Severa; est déclaré crt'^f^r à l'âge deseptans, dèsl'avénement de son père à l'empire en 244 j r<îcoit le titre d'auguste lors de la céléhration des jeux séculaix'es ; est massacré par les prétoriens entre les bras de sa mère, en 249.

M. ivL. PHiLippvs. C/ES. ( Sa tête nue). V B Ipi^'i^f^iPi ivvENT. SG. ( Le jeune prince, te-j nant de la main droite un globe , et de la gauche une haste).

REMARQJJES.

Indépendamment des types banaux , communs aux médailles de toutes les impératrices , les médailles d'0fa«7/rt retracent fréfjuem- jj t ment l'époque célèbre, et les solennités qui occupent tant de place dans celles de son époux et de son fils. ■,.-,*> f uj.jt> j

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PHILIPPE, fils.

DEGRK

iMP. M. ivL. PHiLippvs. AVG. SC. ( Sa tête lau-

Is^cvLAKES. AVGG. SC. ( Animal désigné SOUS |

le nom de clievre d Afrique ).

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ip. i\i. ivL. PHILIPPVS. AVG. (Sa tête laurée). . jLiBERAUTAS. AVGG. III. SC. C Les dcux Phi- } C lippe, assis).

TRAJAN-DECE ( Cneius-Messim- Çuintus-Trajanus-Decius) , envoyé par Philippe pour calmer les révoltes des armées de Pannonie ; est proclamé empereur par ces légions , en 249 ? marche contre Philippe ; lui succède ; souille sa gloire par sa cruauté contre les chrétiens ; périt dans une bataille contre les Goths en aSi.

IMP. c. M. Q. TRAIANVS. DECIVS. AVG ( Sa tête ,

laurée ).

^ jDAciA. SC. (Figure debout, tenant un bâton/ '' ( au l^out duquel paraît une tête à' âne ). 1

REMARQUES

Depuis l'époque où le jeune Pliillppe fut déclaré auguste, et adinis à tous les honneurs de la souveraine puissance, les revers de la plupart des monnaies et du père et du fils, eurent des types semblables.

Trajan-Dece, élevé à l'empire par les légions de la Dace et de la Panaonîe, devait affectionner ces deux provinces qu'il défendit plusieurs Ibis des invasions des Barbares, et où il remporta des victoires signalées. Aussi figurent-elles souvent sur ses monnaies; mais on ne peut guère expliquer l'attribut singulier de la tète d'âne , par lequel la Dace est caractérisée. Quelques-uns ont cru voir une tète de d«gon , enseigne militaire des Daces. Cependant , les longues oreUles qui paraissent distinctement , semblent s'opposer à cette explication.

DEGRE

TRAJAN-DECE. -"^

RARETE

IMP. C. M. Q. TRAIANVS. DECIVS. AVG. (Sa tête,

, j. . lauiée). ( ç

PANNONI.E. se. ( Deux femmes debout, ayant! entre elles deux une enseigne militaire). /

IMP. C^S. c. MESS. Q. DECIO. TRAIAN. AVG. SC. ^,

(Tête laurée).

(t.B. / GENivs. EXERciTvs iLLVRiciANi. SC. (Génie à) G demi-nu , ayant à sa gauche une enseigne | militaire).

'iMP. c. M. Q. TRAIANVS. DECIVS. AVG. (Tête ra- '

diée ).

FELICITAS. s^cvLi. SC. ( Femme debout , te- > J^ nant de la main droite un caducée, et de' la gauche une corne d'abondance ).

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