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2« GENRE. OucaluefPe. Chitonelltis, Lamarck. (Diminutif de Chiton, manteau de pierre.)
Mollusque allongé, étroit, ayant le milieu du dos garni dans sa longueur d'une coquille composée de huit pièces ou valves longitudinales, jamais transverses, distantes l’une de l’autre; ces pièces ne sont que l’ébauche d’une coquille, et paraissent adhérentes les unes aux autres lorsque l’animal est desséché. Ce genre est très-voisin du genre qui le suit, et se confond même avec lui par des nuances insensibles.
Ces Mollusques sont rares et recherchés dans les collections, quoiqu’ils ne présentent rien de remarquable dans leurs formes ou leurs couleurs. On n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces des mers de la Nouvelle-Hollande.
5e GENRE, ©oatlrtnoij. Chiton , Linné.
( Oscabiorn , nom islandais. Xtrcov, manteau de pierre.)
Mollusque ovale-oblong, arrondi aux extrémités, débordé tout autour par une peau coriace, souvent couverte d’épines ou de petits tubercules. Au centre, le corps est recouvert par une série régulière de pièces lestacées, imbriquées, transverses,
mobiles, enchâssées dans les bords du manteau. Les branchies sont disposées tout autour du corps, sous le reb°i'd de la peau. Les Oscabrions ÊÈiimiï^rQÊ^ÊÊm s'allongent et se contractent comme -*1’ ‘ ' 'WÊiêÊÊSÊ les Limaces, ou se roulent en boule comme les Cloportes.
Fig. 808. Oscabrion cannelé. Fig. 809. üscabrion pirogue.
Fig. 810. Oscabrion épineux.
Le nom d’Oscabrion, donné aux espèces de ce genre, vient de deux mots islandais : biorn, qui veut dire oursin, et oosk, qui signifie vœu ou souhait. Il a été choisi pour ces animaux, dit M. de Blainville, d’après un auteur ancien, parce qu’un préjugé accorde, à l’homme qui peut avaler une pierre cachée dans le corps de ces Mollusques, l’accomplissement certain de tous ses désirs. Les Oscabrions vivent dans la mer, près des rivages ; ils adhèrent aux corps submergés. Souvent, dit encore M. de Blainville, ils restent à découvert pendant toute une marée basse, et alors ils ne changent en aucune manière de place. Leur adhérence est tellement forte, qn il
est diflicile de les détacher sans les déchirer. Ce mode d’adherence est évidemment formé, non-seulement par le pied lui-même, mais surtout par les bords du manteau, qui forment une espèce de ventouse. En effet, dans le moment ou ces animaux cherchent à s'attacher aux corps, on voit sortir de toutes parts l’eau ou 1 air comprimé entre le corps et le pied ou le manteau.
Les Oscabrions se trouvent dans toutes les mers, même les plus froides; mais les grandes espèces appartiennent aux mers du Sud. On en trouve aussi une espèce fossile à Grignon.
V GENRE. Staleffe. Patel la, Lamarck.
( Patella , petit plat.)
Coquille univulve, ovale ou circulaire, symétrique, non spirale, recouvrante, en cône surbaissé, concave et simple en dessous, sans tissure à son bord, et à sommet entier, incliné antérieurement. L’animal a deux tentacules oculifères à leur base extérieure; ses branchies sont disposées en série tout autour du corps, sous le rebord du manteau.
Les Patelles sont les premiers animaux de la série
Fig. 811. Patelle œil de rubis. Fig. 812.
des Gastéropodes qui soient couverts d’une véritable coquille calcaire et entièrement visible à l’extérieur. Cette coquille est lisse ou ornée de côtes rayonnantes et souvent couvertes d’écailles ; ses bords sont fréquemment garnis de dentelures, qui ne sont que le prolongement des rayons. Elles présentent des couleurs vives et variées. L’intérieur est très-lisse, très-brillant, et remarquable par la vigueur des
1*10.813. Patelle crépue. Fig. 814.
teintes. Une Patelle renversée représente une coupe très-évasée, et il y en a de fort grandes qui pourraient, au besoin, servir de plat ou d’assiette.
Les Patelles vivent sur les rochers des bords de la mer ; elles adhèrent si fortement qu on ne peut les détacher qu’en passant, entre le rocher et l’animal une lame de couteau qui, le plus souvent, divise le pied du Mollusque. Elles sont quelquefois en grand nombre sur le même point, et un ancien auteur les comparait à des tètes de clous enfoncés dans la pierre. Ce genre est très-nombreux en espèces qu’on trouve dans toutes les mers.
Il est étonnant, dit M. Defrance, qu’on ne rencontre à l’état fossile qu’un peti; nombre d’espèces de Patelles, quand celui des coquilles de ce genre à l’état vivant est si considérable. Elles se présentent dans les couches antérieures à la craie, dans la craie et dans les couches plus nouvelles.
b1 GENRE. Patelloïda , Quoy et Gaymard.
(Diminutif de patelle.)
Coquille patelhforme, le plus souvent mince et déprimée, symétrique, régulière, et dont le sommet, médian, est généralement incliné en avant. L’animal est assez semblable à celui des Patelles; une des différences consiste dans la présence d’une petite branchie pectinée, insérée au côté droit de la tète et saillant en dehors du sac cervical. Les coquilles de ce genre ressemblent tellement aux Patelles, qu’on ne peut les distinguer réellement qu’en examinant les animaux.
Les Patelloïdes connues viennent toutes des mers de l’O-
Fig. 815.
Palelloide stellaire.
céanie.
6e GENRE. G/ipI? ouawfi. Siphonaria , Sowerby.
(ïicpov, siphon.)
Coquille patelloïde, non symétrique, elliptique ou suborbiculaire, à sommet bien marqué, un peu sénestre et postérieur; une espèce de canal ou de gouttière sur le côté droit, rendu sensible en dessus par une côte plus élevée et le bord plus saillant; l’impression musculaire divisée comme le muscle qu’elle représente. L’animal est suborbiculaire, conique, plus ou moins déprimé ; tête subdivisée en deux lobes égaux, sans tentacules ni yeux évidents ; bords du manteau crénelés et dépassant un pied subcirculaire, comme dans les Patelles. Cavité branchiale transverse, contenant une branchie pectinée égasîphônairè verte, lement transverse, ouverte un peu en avant du centre du côté droit, et pourvue à son ouverture d’un lobe charnu de forme carrée, situé dans le sinus entre le manteau et le pied ; muscle rétracteur du pied en fer à cheval, et partagé inégalement en deux parties séparées par une espèce de siphon.
Les Siphopaires vivent dans les mers des pays chauds : on en trouve de fossiles aux environs de Dax.
SIXIÈME FAMILLE
Cette famille a été établie pour les Mollusques ne respirant que l’eau, et dont les branchies, placées, comme chez les Phyllidiens, sous le rebord du manteau, sont encore disposées en série longitudinale, mais seulement sur le côté droit du corps.
1er GENRE. fTlemolnaitcfie. Pleurobranchus , Lamarck.
(riXeupa, côté ; 6p « .77.1a, branchies.)
Mollusque charnu, ovale, elliptique, couvert par un manteau qui déborde de toutes parts, et distingué par un pied large, le débordant également; d où résulte un canal qui règne autour de lui, entre le manteau et le pied. ‘Branchies sur le côté droit, insérées dans le canal, et disposées en série sur les deux faces d’une lame longitudinale. Bouche antérieure, ayant la forme d’une trompe ; deux tentacules cylindriques, creux, fendus longitudinalement au côté externe , et attachés sur le voile qui couvre la bouche. La coquille est interne, dorsale, mince, aplatie et rudimentaire, fort analogue à celle des Aplysies.
r . , Fig. 817. Fig. 818.
vjC geme est peu nomnieux en Pleurobranche mamelonné. Pleurobranche de Mechel.
espèces; on en trouve quelques-unes dans la Méditerranée et la mer des Indes.
2e GENRE. Oi u fi telle, Umbella , Lamarck.
( Umbella , parasol.)
Coquille petite relativement à l’animal, qu’elle couvre en partie seulement, un peu irrégulière, presque plane, légèrement convexe en dessus, blanche, avec une petite pointe apicale vers son milieu, à bords tranchants ; sa face interne un peu concave et offrant un disque calleux, coloré, enfoncé au centre et entouré d’un limbe lisse. L’animal est fort épais, ovalaire, à pied trèsample, lisse et plat en dessous, débordant de toutes parts et échancré antérieurement et en avant de la bouche. Branchies foliacées, disposées en cordon cntre'le pied et le léger rebord du manteau, sur le côte droit antérieur.
On trouve une Ombrelle dans la Méditerranée et une dans les mers de l’Inde ; cette dernière, dont nous donnons la figure, est connue vulgairement sous le nom de Parasol chinois.
Fig. 819. Ombrelle de l’Inde.