‹ Leçons élémentaires sur l'histoire naturelle des animaux. Précédées d'un aperçu général sur la zoologie. ConchyliologieChapitre 88 sur 123 · CÉPHALOPODES · texte numérisé non relu

CÉPHALOPODES

Fig. 468. Crassine crassatellée.

Fig. 469. Coupe de l'Huître commune.

Fig. 470. Térébraltile australe.

Fig. 47 i. Buccin couronné.

Fig. 473. Crauchie transparente.

no

Fig. 474. Pollicipède rouge.

Cirripéde.

Fig. 475.

Aacidie australe.

Tuntoier.

L on comprend encore parmi les Mollusques des animaux qui en présentent bien quelques caractères, mais dont l’organisation n’est plus la même. Le sont : 1° les ciiirii’edes ( cirt'i , cirres, petits appendices articulés ; pcs , pied), qui forment le passage des Mollusques (474) aux animaux articulés, et qui se trouvent plus naturellement placés à la suite des Crustacés; 2° les tuniciers, tumcata (couverts d’un manteau très-grand et en forme, de sac), que l’on considère comme des Mollusques acéphalés sans coquille (475), et qui établissent le passage des Mollusques aux Zoophytes.

Nous ne devrions parler ici des Cirripèdes et des Tuniciers que pour démontrer les rapports qu’ils ont avec les animaux qui font le sujet de ce volume; mais comme la plupart des collecteurs les réunissent aux Mollusques, et que les Cirripèdes sont couverts d’une coquille souvent fort belle, nous les ferons connaître à la suite des Mollusques.

Cet exemple d'animaux dont l’organisation mixte embarrasse souvent les naturalistes n’est pas le seul qui se présentera. En n’établissant qu’une série zoologique simple, depuis l’animal le mieux organisé jusqu’à celui qui l’est le moins bien, on s’éloigne de l’ordre suivi par la nature, qui se joue de nos systèmes, ^non-seulement par la multiplicité de ses productions et la diversité merveilleuse de leurs formes et de leurs couleurs, mais encore par l’imprévu que nous rencontrons dans la marche qu’elle semble avoir adoptée, et qui nous présente tantôt une suite d’animaux dont l’organisation se simplifie d’une manière régulière, tantôt des êtres si singulièrement organisés et offrant la réunion de caractères si isolés jusque-là, qu’il est impossible de leur assigner une place. Il existe sans doute un plan d’après lequel tous les êtres ont été créés; mais s’il nous est possible de nous figurer la vaste chaîne qu’ils doivent former par leur ensemble, nous n’en distinguons pas bien tous les moyens d’union. Il nous est cependant facile de constater des transitions presque imperceptibles; car il n’est pas jusqu’aux règnes établis par Linné qui ne présentent entre eux quelque point de rapprochement. Les grandes divisions se lient au moyen d’un ordre intermédiaire, les genres se confondent par une espèce douteuse, et les espèces mêmes par de nombreuses variétés.

On voit donc qu’un tableau parfait de tous les êtres organisés devrait être disposé, quant à la forme, comme un arbre généalogique. L’animal le mieux organisé à notre point de vue occuperait la première place; au-dessous, et sur la même ligne, se trouveraient tous les êtres dont l’organisation offre le même degré de perfection ; au-dessous encore, et à distances relatives, se placeraient ceux qui s’en éloignent le moins; enfin, les intervalles seraient remplis par les animaux qui présentent des rapports avec plusieurs des types déjà classés, pour leur servir d’intermédiaires ou de points de jonction.

Après avoir parlé de la classification générale des Mollusques, il nous reste à les faire connaître plus en détail, en commençant par les plus simples quant à leur organisation ; et si, dès le début, nous nous écartons en apparence de la marche que nous nous proposons de suivre, c’est. pour moins nous éloigner de la distribution méthodique adoptée par le professeur Lamarck dans son Histoire des animaux sans vertèbres, et généralement suivie pour le classement des collections.,

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