PREMIERE SECTION
Toutes les coquilles de cette section ont un ligament marginal allongé sur le bord sublinéaire.
PREMIÈRE FAMILLE
S^üc/a
acneà.
La famille des lridacnés se compose des bivalves les plus grandes et les plus pesantes, car on a vu des espèces qui avaient un mètre quarante centimètres de ongueur, et qui pesaient deux cent cinquante kilogrammes.
Les lridacnés, connus aussi sous le nom de Bénitiers, parce que les grandes espèces de celle famille sont employées comme bénitiers dans quelques églises, se composent des genres. Tridacne et Hippope. D’après Lamarck, les Tridacnes 'sciaient adhérents à 1 aide d un tendon byssoïde, tandis que les Hippopes seraient î ne.,. Les Tiidacnes, pendant le jeune âge, il est vrai, vivent attachés aux roc ici s a aide d une forte expansion tendineuse qui sort de la coquille par une laro-e ouvciluie placée près de la charnière. Ils sont lixés avec tant de force, qu'il faut.
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pour les détacher, couper le tendon. Ces deux genres devront être réunis en un seul, car le caractère qui les distingue est sans valeur, l’animal étant le même dans l’un et l’autre genre. M. de BlainviHe a de plus remarqué que, si les Tridacnes sont fixés aux rochers pendant leur jeune âge, il n’en est plus de même lorsqu’ils atteignent de grandes dimensions, et par conséquent un âge avancé. J’ai fait la remarque, dit le savant professeur, que, dans les jeunes individus, l’ouverture de la lunule est proportionnellement plus grande que lorsqu’ils sont d’une taille moyenne; et qu’à mesure qu’ils deviennent plus grands, la lunule se denticule d’abord, se rétrécit peu à peu, et finit par disparaître complètement. Les bords de la coquille se touchent bien exactement partout; il faut donc croire que la masse byssoïde ne sort plus en dehors dès que l’animal a cessé d’adhérer et est resté soutenu par les rochers.
1er GENRE. tC ïitWue'. Tridacna , Lamarck. ( Tridacna , nom ancien de certaines Huîtres.)
Coquille régulière, équivalve, inéquilatérale, transversc, à lunule bâillante. Charnière à deux dents comprimées, inégales, intrantes. Ligament marginal extérieur.
Les Tridacnes sont d’assez belles coquilles, souvent d’une très-grande dimension ; leur forme est assez remarquable; leur bord supérieur est toujours sinueux ou onduleux : les unes ont des côtes rayonnantes, légèrement écailleuses ; les autres sont couvertes de grandes écailles en forme de tuiles. On dit que leur chair, quoique coriace et peu agréable, est cependant une ressource pour les Indiens. Les bénitiers de l’église Saint- Sulpice sont les valves de l’espèce connue sous le
Fig. 685. Tridacno gigantesque.
Fig. 686. Tridacne mutique.
nom de Tridacne gigantesque. Cette coquille remarquable fut donnée à François 1er par la république de Venise.
Les Tridacnes vivent dans l’Océan Indien; on en connaît quelques espèces fossiles en France, en Egypte, et dans les terrains tertiaires des environs de Nice.
2e GENRE, /yippopc'. Hippopus , Lamarck.
(hnroç, cheval ; tou;, pied.)
Coquille équivalve, régulière, inéquilatérale, transverse, à lunule close. Charnière à deux dents comprimées, inégales et intrantes. Ligament marginal extérieur.
Les Hippopcs ne diffèrent donc des Tridacnes que par un caractère qui n’existe que pendant un temps et qui n’est d’aucune valeur. On ne connaît qu’une seule espèce d’Hippope ; elle a des côtes nombreuses, est fort agréablement tachetée de rouge ou de jaune sur un fond blanc, et se trouve
Fig. 687. Hippope maculée. Fig. 688. Profil de la même*
souvent couverte d’écailles. Celte coquille n’atteint jamais les dimensions des Tridacnes; elle est plus vivement colorée, et sert aussi de petit bénitier ou d’ornement de cheminée. L’Hippope maculée, la seule espèce du genre, se trouve dans l’océan des Grandes-Indes.
L'animal des Tridacnes et des Hippopes offre de fort belles couleurs. Celui de la Tridacne safranée, décrit par MM. Quoy et Gaimard, est d’un superbe bleu de roi sur les bords, linéolé en travers de bleu de ciel ; plus en dedans, est une rangée de lunules d’un jaune verdâtre ; le centre est d’un violet clair, avec des lignes longitudinales ponctuées de brun. On a sous les yeux l’un des plus charmants spectacles que l’on puisse voir, lorsque, par une petite profondeur, un grand nombre de ces animaux étalent le velouté de leurs brillantes couleurs, et varient les nuances de ces parterres sous-marins. Comme on n'aperçoit que leur ouverture bâillante, on ne peut pas se figurer ce que c’est au premier aspect.
DEUXIÈME FAMILLE
Les Mollusques de cette famille ont le manteau adhérent vers les bords épais et fendu dans toute sa partie inférieure; un pied linguiforme, canaliculé, ’avec un
1(>x HISTOIRE NATURELLE.
byssus en arrière do sa base. Le ligament est subintdncur, marginal, linéaire, et occupe une grande partie du bord. Cette famille se compose de quatre genres.
1er GENRE. qIUIdoDujCc'. Modîola, Lamarck.
( Modiolus , mesure.)
Coquille subtransverse, équivalve, régulière, à côté postérieur très-court; crochets presque latéraux, abaissés sur le côté court. Charnière latérale, linéaire, sans dents. Ligament presque intérieur, reçu dans une gouttière marginale. Une impression musculaire sublatérale, allongée et en hache.
Fig. 6S9. Modiole do la Guyane. Fig. 690. Modiole côle blanche. Fio. 691.
La coquille des Modioles ne diffère de celle des Moules que parce qu’au lieu d'être longitudinale comme ces dernières, elle est transverse, et que les crochets ne sont pas terminaux.
Les Modioles sont aussi bonnes à manger que les Moules. On en connaît un grand nombre d’espèces vivantes dans toutes les mers; quelques-unes sont fort belles et ornées de brillantes couleurs sous un épiderme dont la nuance varie du noir au brun verdâtre. Une des plus remarquables est la Modiole tulipe, qui est transparente et présente des rayons de diverses couleurs, comme les pétales d’une tulipe. On connaît une vingtaine d’espèces fossiles.
2e GENRE. cMdouIV Mytilus, Lamarck.
( Mytilus , ancien nom de ces coquilles.)
Coquille longitudinale, équivalve, régulière, pointue à sa base, se fixant par un
byssus. Les crochets presque droits, terminaux, pointus. Charnière latérale, plus souvent édentée. Ligament marginal , subintérieur. Une impression musculaire allongée en massue et sublatérale.
Les Moules sont des coquilles bien connues; moins recherchées que les Huîtres, elles ne sont pas moins utiles, puis-
Fig. fiô2. Moule xonairo.
qu’elles servent à l'alimentation d’un grand nombre d individus. La charnière consiste seulement en un sillon grêle et allongé, qui se termine quelquefois au sommet de chaque valve par une petite protubérance à peine sensible, et qu on ne
peut regarder comme une dent.
Le ligament est logé dans ce sillon et ne fait aucune saillie au dehors; il se prolonge jusque vers le milieu de la coquille. L’animal de la Moule est ovale allonge; les lobes du manteau sont divisés chacun, sur leurs bords, en deux feuillets dont l’intérieur est très-court et porte une frange de petits filets cylindriques et mobiles ; l'extérieur est uni à la coquille, fort près de ses bords. L’ouverture par laquelle s’introduisent l’eau et les principes nutritifs qu’elle contient, fournit en même temps ce fluide aux branchies. L’estomac est formé par une membrane blanche , mince, comme opaline, et qui offre des plis longitudinaux. Le foie est comme granuleux; il est composé de grains d’un vert plus ou moins foncé, contenus dans des mailles d’un tissu blanc ; il forme une couche assez peu épaisse qui entoure l’estomac. Les intestins se dirigent vers la ligne médiane et dorsale, s’appliquent audessous du cœur, se recourbent, et se terminent par un petit appendice flottant dans la cavité du manteau, près de la charnière. Le pied est la partie la plus remarquable de l’organisation des Moules; il est petit, semi-lunaire lorsqu’il n’est pas en mouvement, mais il est susceptible de s’allonger beaucoup. 11 ressemble alors à une languette conique ayant sur ses côtés un sillon longitudinal , et il est mis en mouvement par plusieurs paires de muscles qui tous pénètrent dans son tissu et s’y entrelacent.
Lorsque l’animal veut s’attacher à un corps étranger, la pointe du pied se recourbe pour saisir une sécrétion visqueuse fournie par une glande située à sa base et la tirer comme un fd dans le sillon dont nous avons parlé. Il applique ensuite l’extrémité de ce fil à la surface des corps environnants sur lesquels il veut se suspendre. Cette sécrétion, solidifiée aussitôt, forme, en répétant cette opération plusieurs fois, une touffe de soie flexible que nous avons déjà fait connaître sous le nom de byssus. Lorsque quelque cause accidentelle déchire ce byssus, l’animal peut le renouveler; mais on ignore si ces animaux ont la faculté de détacher ce faisceau de soie pour se fixer ailleurs.
Les Moules paraissent ne pas jouir d’une grande sensibilité, ce qui s’explique assez par 1 absence de filaments tentaculaires. L,a même Moule pond et féconde ses œufs, qui sont enveloppés d’une gelée dans laquelle on voit, à l’aide du microscope, les petites Moules avec leurs coquilles déjà formées. Les Moules vivent en groupes nombreux sur les plages couvertes de rochers de presque toutes les côtes d Europe, où l’on en fait une grande consommation ; on les expédie même à l’intérieur, et ce commerce n’est pas sans importance.
Quoique les Moules soient moins bonnes à manger que les Huîtres et les Clovisses, elles ne manquent cependant pas d’amateurs ; mais souvent, dans certaines localités, ceux qui en mangent éprouvent des accidents très-graves, dont nous croyons de voir parler.
Un médecin de Bruxelles, M. Durondeau, qui a eu souvent l'occasion d’observer ces accidents, en fait la description suivante : «Les signes qui annoncent les effets nuisibles des Moules cuites sont un malaise ou un engourdissement général qui se déclare ordinairement trois ou quatre heures après le repas; ces symptômes sont suivis d’une constriction à la gorge, dégonflement dans toute la tète et surtout
aux yeux, d’une soif inextinguible, de nausées et quelquefois de vomissements. Si le malade n’a pas le bonheur de vomir en tout ou en partie les Moules ingérées, la constriction de la gorge , le gonflement du visage , des lèvres , des yeux et de là langue augmentent au point de rendre la parole difficile ; la couleur de ces parties devient si rouge qu’elles semblent excoriées, et elle s’étend extérieurement, d’aboi d au visage, au cou, à la poitrine, puis au ventre et enfin à toute la surface du corps. Cette éruption est le symptôme le plus caractéristique de la maladie; elle est constamment accompagnée de délire, d’une démangeaison insupportable, et quelquefois d une grande difficulté de respirer, ainsi que d’une extrême roideur, comme dans la catalepsie. Cette éruption ne peut être comparée à aucune autre ; ainsi la peau, quoique déjà très-rouge, est parsemée de petits points d’un rouge plus foncé encore. On a vu des spasmes, des suffocations, des convulsions compliquer cet état, lui donner beaucoup de gravité et même déterminer la mort. Ces symptômes sont effrayants, mais ils ne sont cependant pas aussi redoutables qu’on le croirait; et si les soins convenables sont administrés à temps, la guérison ne se fait pas longtemps attendre, quoique l’engourdissement persiste quelquefois pendant plusieurs jours.
« Le traitement consiste à faire vomir le malade et à lui donner, après, de l’eau vinaigrée comme boisson, quinze ou vingt gouttes d’éther sur un morceau de sucre, et souvent il convient de le saigner. Ce traitement est habituellement suivi de transpirations abondantes; et aprèseinq ou six heures tous les symptômes fàcheuxdisparaissent , l’engourdissement seul persiste pendant quelque temps. Le vinaigre paraît neutraliser l’effet du poison, qui perd de son activité lorsque les Moules sont cuites.
«La cause de cette qualité malfaisante des Moules a été successivement, mais à tort, attribuée à la matière colorante orangée de leur manteau, à leur corruption, à leur maigreur, aux phases de la lune, à une maladie particulière de l’animal, et surtout à la présence d un petit Crabe du genre Pinnothère, qu’on trouve souvent logé dans leurs valves. Des observations suivies prouvent que les Moules ne produisent ces fâcheux effets que lorsqu’elles ont mangé du frai d’un animal trèscommun, l’Étoile de mer, appelée Quai par les pêcheurs.
« C est depuis le commencement de mai jusqu’à la fin d’août que les Étoiles de mer déposent leur frai; ce qui explique assez bien l’opinion vulgaire que les Moules et beaucoup d’autres coquilles ne sont mauvaises que pendant les mois dans le nom desquels il n’entre pas dV. »
3e GENRE. jvitlacDciue'. Lithodomus , Cuvier.
(Aifloç, pierre; S’ûy.z, chambre.)
Coquille oblongue, presque également arrondie aux deux bouts; les crochets placés près de l’extrémité postérieure.
Les Lithodomes se suspendent aux pierres, les percent pour s’y introduire, et y creusent des cavités dont ils ne sortent plus. Une fois qu’ils y ont pénétré, leur byssus ne prend plus d’accroissement.
Fig. 692. Lilhodomc lithophatre.
histoire naturelle.
4e GENRE, Sfluuœ. Pinna, Lamarck.
( Pinna , aigrette.)
Coquille longitudinale, cunéiforme, équivalve, bâillante à son sommet, pointue à sa base, à crochets droits; charnière latérale sans dents; ligament marginal linéaire, fort long, presque intérieur.
Les coquilles de ce genre ont été nommées ainsi à cause de la ressemblance du byssus avec l'aigrette que les soldats romains portaient à leur casque. On les connaît aussi sous le nom de Jam- Fig. 693. l’inue écaiiiouso.
bonneaux, à cause de la forme triangulaire de la plupart des espèces, et de leur teinte brune et enfumée.
Ces coquilles sont extrêmement minces, presque transparentes, et pinson moins couvertes d’écailles tubuleuses et inclinées sur les côtes longitudinales. Elles parviennent souvent à de très-grandes dimensions : on en trouve qui ont plus d un mètre de longueur.
Les Jambonneaux ont les plus grands rapports d’organisation avec les Moules ; ils ont un pied très-développé et s’attachent aux rochers à l’aide de soies qu ils filent. Le byssus long et soyeux de ces Mollusques est employé par les Napolitains et les Maltais pour faire divers tissus qui ne sont plus recherchés aujourd’hui que comme objets de curiosité, mais qui sont Irès-moelleuX et qu’on dit très-chauds et très-solides. La soie du byssus estd’une finesse et d’une égalité de grosseur remarquables ; sa couleur vert-doré brillant est inaltérable.
Les Jambonneaux vivent à diverses profondeurs, fixés constamment par leur byssus et dans une position verticale, le gros côté de la coquille en haut. Ils recherchent les fonds sablonneux et s’y réunissent en troupes nombreuses.
La présence assez fréquente d’un petit Crabe qui se loge entre les valves du Jambonneau a donné lieu au préjugé généralement accrédité que ce petit Crabe, connu sous le nom de Pinnothère, est le gardien fidèle de la coquille et le pourvoyeur de l’animal. Lorsqu’il revient chargé de butin, dit-on, la coquille s’ouvre à un signal convenu, le Pinnothère s’y réfugie et fait le partage de ses provisions. Il le prévient aussi du moindre danger qui les menace, pour qu’aussitôt la coquille se referme. Il est certain qu’on trouve souvent dans les valves des Jambonneaux, comme dans celles des Moules, un petit Crabe dont l’enveloppe est si molle qu’il est obligé de chercher dans les coquilles un abri contre les attaques de ses ennemis. Mais une association raisonnée et des moyens de conservation aussi compliqués ne paraissent pas pouvoir s’établir entre des animaux de nature et de mœurs aussi différentes , surtout lorsque la nourriture qui convient à l’un et à l’autre n’est pas la même.
TROISIÈME FAMILLE
» y/foaÆa
eacej.
La famille des Malléacés, établie par Lamarck, se compose de coquilles plus ou moins inéquivalves, irrégulières, dont le test est feuilleté, souvent mince, trèsfragile, .et qui paraissent liées entre elles par de grands rapports. Presque tous les Malléacés se lixent aussi aux corps marins par un byssus.
1er GENRE. C'ieiiatii/Dc. Crenatula, Lamarck. (Crenatus, crénelé.)
Coquille subéquivalve, aplatie, feuilletée, un peu irrégulière. Charnière latérale, linéaire, marginale, crénelée; créne- I lires sériales creusées en fossettes, et recevant le ligament.
• Quoique les Crénatules forment le passage de la famille précédente à celle des Malléacés, leur adhérence aux corps marins n’a pas lieu par un byssus, et le contour des valves n’offre aucune ouverture. Elles
Fig. 694. Crénatule inodiolaire.
Fig. 695. Charnière de la même.
vivent en groupes nombreux dans les Éponges, dont le tissu les enveloppe en partie, et dont la mollesse permet l’écartement des valves.
Les Crénatules sont minces, presque membraneuses, fragiles, feuilletées, et plus ou moins irrégulières. Ce sont des coquilles encore rares et qui habitent les mers des pays chauds.
2e GENRE. Sterne'. Perna , Bruguières.
(Perna, nom employé par Pline pour désigner ces coquilles.)
Coquille subéquivalve, aplatie, irrégulière, feuilletée. Charnière linéaire, marginale, composée de dents sulciformes, transverses, parallèles, non intrantes, entre lesquelles s’insère le ligament; un sinus situé sous l’extrémité de la charnière pour le passage du byssus.
Les Renies se distinguent facilement par la structure de leur charnière, qui est composée, sur chaque valve, d’une série de dents qui ne s’articulent pas entre elles quand la coquille est fermée, et s’appliquent seulement l’une sur 1 autre lorsqu’elle
Fig. 696. Pcrne aviculaire. Fig. 697.
est ouverte ; et c’est extérieurement , et dans les intervalles de chacune de ces dents, que s’insère le ligament.
La coquille des Pernes est lamelleuse et mince ; à l’intérieur, elle est unie et brillante, et quelquefois nacrée. La plupart des Pernes viennent de l’Océan Indien et des mers de la Nouvelle-Hollande.
5e GENRE, cj. Gervillia , Defrance.
(Gerville, nom "d’un naturaliste.)
On trouve dans les couches du calcaire compacte des communes de Sainte-Colombe et d’Amfreville, département de la Manche, les traces d’une espèce de coquille bivalve qui ne se rapporte à aucun des genres connus. Malheureusement,
Fig. 698. Gervillie aviculoide.
on ne peut se procurer que les moules de ces coquilles, dont le test n’a pas résisté a la dissolution. Mais ces moules intérieurs et extérieurs sont si bien conservés et exprimés, que l’on peut aisément en saisir tous les caractères.
Coquille inéquilatérale, très-allongée, un peu courbe et aplatie, bâillante trèsprobablement à l’extrémité antérieure où se trouve située la charnière, et où chaque valve est un peu retroussée dans le plan de la courbure de la coquille. Trois osscltcs obliques, qui ont dû contenir autant de ligaments, dont deux vis-à-vis les
crochets, et l’autre un peu plus éloignée. Cinq à six petites dents obliques, audessous des deux premières fossettes; deux longues, parallèles, et quelques autres plus petites, au delà de la troisième fossette. Une impression musculaire vis-à-vis de la charnière.
Les Gervillies ont des rapports , de forme seulement , avec quelques Solens. ( Defrance .)