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Hé Dieu ! quand fin auront nos cures lamentables ! Ne reviendra temps où, seures de brouts,
Brebiettes, au sortir de leurs chauldes estables, D'aultre ennemy ne creignoient que noz loups ?
Ab! ne sont loups rapalx qu'aux bourguignounes tourbes Comparager on puisse deshormaiz !
Chamz en brugues réduicts et prez flouris en bourbes Leurs brigandatz marqueront à jamaiz.
Conhien que bou:ions touz au daulphin de fiance, Tant est profond gouffre de nos revers,
Qu'eust mesme de Salmon fortune et sapience, Pour le combler n'a trop de vingt hyvers.
Encor, se contre lui n’eust qu'Albion superbe ; Bedfort, à tout le royal enfançon!
Au moins de nostre sang, cilzn’ontrougy que l'herbe, N'ont guerroyé que de noble facon.
Sy tousjoursenversnouzlust} Angloissanz reproche, Ses droicts soustirnt ; sont faulx; ne les croit telz :
Ainçois poincte l'honneur chascuns traits qu'il descoche Sans oultragier les roys ne les autels.
Faut qu’en son propre seyn France te donnast l'estre, Prince félon , l'opprobre des Valoys!
Monstre esgorgé trop tard , el qui n'aurois dù l’estre Qu'enmyeu torments et par glaifve des loix!
Eust ton juste guerdon, eussent tes longs supplices ,
Ors que, sans peur, touz crimes sont Connmys, Possible , esmeu le cueur de tant d'affreux complices