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Et de tes faicts faisoit un beau volume, Quand maladie extrême luy a faict
Son œuvre empris " demeurer imparfaict, Et puis l’ouvrier a mis en tel decours Qu'il a besoing de ton royal secours.
C'est tout cela que mon escript desire
Te faire entendre : ayant cest espoir, sire, Que ne diras en moy présumption, Quand de mon cueur scauras l'intention , Qui de nully ne peult estre reprise Puisqu'amitié a causé l’entreprise.
Si Théséus, ainsi comme l'on dit,
Pour Pirithée aux enfers descendit, Pourquoy ne puy-je en Parnasse monter, Pour d’un amy le malheur te conter ?
Et si Pluton, contre l'inimitié,
Qu'il leur portoit, loua leur amitié, Doy-je penser que ton cueur tant humain Trouve mauvais si je preste la main
À un amy, veu mesme que nous sommes Et luy et moy du nombre de tes hommes?
Je croy plustost qu'à l’un gré tu sçauras, Et que pitié de l'autre tu auras. ?
HSE RER
Guéris donc celle, d médecin parfait !
Qui m'est contraire , et malade me fait.
Hélas ! Seigneur, il semble, tant est belle, Que pris plaisir à la composer telle;
Ne souffre pas advenir cet outrage,
Que maladie efface ton ouvrage.
* Empris, entrepris.
? Cette agréable pièce fait honneur au caractère de Marot, mais les vers qui restent de Papillon ne témoignent pas qu'il mérität d'être placé sur la même ligne que le poëte dont il partageait la faveur auprès du roi.