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Son embonpoint commence à se passer ; | Et de ma part auras un beau cantique
ns Jà ce beau teint commence à s'effacer, Pour avoir fait par cette œuvre authentique, Et ces beaux yeux clairs et resplendissants, Un beau miracle, admirable à chacun, . Qui m'ont navré, deviennent languissants. D’en guérir deux, en n’en guérissant qu'un. se | e Il est bien vrai que cette grand’ beauté Non que pour moi je lève au ciel la face, cle À desservi pour sa grand’ cruauté, Ni que pour moi prière je te face ; ss Punition ; mais, Sire, à l'avenir, Car je te dois supplier pour son bien, dE Elle pourra plus douce devenir. Et je la dois requérir pour le mien. si
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de 2 ÉLÉGIE.
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h Qu eust pensé que l’on pust concevoir ‘Tant plus avant cette lettre lisois, ; Tant de plaisir pour lettres recevoir? En aise grand, tant plus me déduisois : cf Certainement , dame très-honorée, Car mes ennuis sur-le-champ me laissèrent, . J'ai lu des saints la Légende dorée, Et mes plaisirs d'augmenter ne cessèrent " J'ai lu Alain le très-noble orateur, Tant que j’eus lu un mot qui ordonnoit . Et Lancelot le très-plaisant menteur : Que de brusler la lettre il convenoit. a
J'ai lu aussi le Roman de la Rose,
Maistre en amour, et Valère, et Orose, Contans les faits des antiques Romains :
Bref, en mon temps j'ai lu des livres maints, Mais en nul d’eux n’ai trouvé le plaisir
Que j'ai bien sçu en vos lettres choisir;
J'y ai treuvé un langage bénin,
Rien ne tenant du style féminin :
J'y ai trouvé suite de bons propos,
Lors mes plaisirs d'augmenter prirent cesse : Pensez adonc en quelle doute et presse
Mon cœur étoit. L'obéissance grande
Que je vous dois, brusler me la commande , Et le plaisir que j’ai de la garder
Me le défend, et m’en vient retarder.
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Avec un mot, qui a mis en repos Aucune fois au feu je la mettois Mon cœur étant travaillé de tristesse, Pour la brusler , puis soudain l'en ôtois; Quand me souffrez vous nommer ma maistresse. Puis l'y remis, et puis l’en reculai ;
Mais à la fin à regret la bruslai,
En disant : « Lettre (après l'avoir baisée), Puisqu'il lui plaist , tu seras embrasée ; Car j'aime mieux deuil en obéissant,
Que tout plaisir en désobéissant. »
Ainsi poussière et cendre est devenu
L'aise plus grand qui me soit advenu'.
O moi heureux d'avoir maistresse au monde, En qui vertu sous grand” beauté abonde!
Tel est le bien qui me fut apporté
Par vostre lettre, où me suis conforté ;
Dont je maintiens la plume bien heurée,
Qui escrivit lettre tant désirée
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Bien heureuse est la main qui la ploya, me : . e 4 * , é ye Fe: (UEVeRPmnonne Hu De ‘ Cette pièce est pleine d'élégance et respire une donce sen- he Bien heureux est qui envoyer la sçut, sibilité; elle a des détails heureusement empruntés des an- © Et plus heureux celui qui la recut! ciens , une délicatesse de sentiments qu'ils n'ont pas connue. os Ds
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HR ENEHENES :
Lise est cet œuvre et royal et chrétien, Que de soi-même il se dit estre tien,
Qui as par droit de très-chrétien le nom, Et qui es roi, non de moindre renom Que celui-là qui, mu du Saint-Esprit,
A le dicter et le chanter se prit.
Donc, Ô grand roi! à toi le dédier,
C'est à son point la chose approprier.
Car il fut roi de prudence vestu,
Et tu es roi tout orné de vertu ;
Dieu le devoit aux peuples hébraïques, Dieu te devoit, ce pensé-je, aux galliques ; Jl étoit roi des siens fort honoré,
Tu es des tiens , peu s’en faut, adoré '; Fort bien porta ses fortunes diverses,
Fort constamment les tiennes tu renverses ; Sçavoir voulut toutes sciences bonnes,
Et qui est celle à quoi tu ne t’adonnes?
RÉ S S ESS EI ee epeneneneenpeneenenee.
Ici n’est pas l’aventure d’Enée,
Ni d’Achilles la vie démenée.
Fables n'y sont plaisantes , mensongères,
Ni des mondains les amours trop légères ; Mais ici sont les louanges écrites
Du roi des rois , du Dieu des exercites ”;
Ici David , ce grand poëte hébreu,
Nous chante et dit quel est ce puissant Dieu,
{ A propos de cet éloge qui assimile Francois 1°" à Louis XII, on pourrait dire au poëte courtisan :
La poësie a ses licences, mais...
? Exercites, mot francisé du latin exercilus, qui signifie armée. |
Ces vers, déjà si nobles, étaient les avants-coureurs de ceux que Corneille a mis dans La bouche de Polyeucte courant au
wartyre :
Le dieu de Polyeucte et celui de Néarque
De la terre et du ciel est l’absolu monarque, Scal être indépendant, seul maltre du destin, Seul principe éternel et souveraine fin...
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