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pension honorable. 11 parait que son bonheur ne fut pas
de longue durée , et qu'il eut encore à subir de douloureuses vicissitudes, car il s'appela lui-même le banni de lyesse , singulier surnom que la postérité lui a conservé. On ignore l'époque précise et le lieu de sa mort ; mais il est certain qu'il vivait encore en 1561.
On a de lui: La Jeunesse du banny de lyesse. Ce recueil, où il prit pour devise : Fy de soulas, est divisé en deux parties : la première se compose d'épitres , de rondeaux, ballades, etc.; la seconde contient le Livre des visions fantastiques, espèce d'imitation du sixième livre de l’Enéide , eic.; Combat de Cupido et de la Mort, en prose; — Trois nouvelles Déesses, Pallas, Junon, Vénus; — Le Temple de chasteté, arec plusieurs épigrammes, tant de l'inrention de l'auteur qu'imitées ou traduites de Martial ; — Épitres héroïdes, où l’on remarque celles à
Saint-Gelais sur lL’Immortalité des poëtes francais , et au comte de Nevers, sur la Vertu, qui est La vraie noblesse de l'âme; — Les Divins Oracles de Zoroastre, interprétés en rime française ; — Les Métamorphoses de Cupido, traduites du latin. |
Eofin Habert a laissé un recueil de fables que La Kontaine a lues , et dont il s’est quelquefois inspiré.
Les critiques ont varié d'opinion sur Habert : les uns l'ont regardé comme le poële de son temps qui, après Marot, a réuni le plus grand nombre de qualités dans ses ouvrages; d'autres ont, au contraire, soulenu que ses œuvres devaient être condamnées à l'oubli. Il faut se garder d'ajouter une foi entière à cette double opinion, également exagérée , et reconnaitre que dans quelques-unes de ses épîtres, et surtout dans ses fables, on trouve de la grâce, du charme , du naturel et uae heureuse naïveté.