FRAGMENT DE L’HISTOIRE DES SATYRES ET DES NYMPHES DE DIANE
=. Hitler
et sous les verds sapins, MS |? | Sous cabinets de fleuris aubepins
\ | 5] Pour reposer , Diane s'étoit mise :
Et au milieu de ses vierg:s assise,
Les instruisoit , leur disant qu'exercice Etoit la mort de tout péché et vice::
Les exhortant de si bien se garder,
Marguerite naquit à Angoulême, le 41 avril 1492, de Charles d'Orléans, duc d'Angou'ème, ct de Louise de Savoie. Elevée à la cour de Louis XIT, elle épousa, le 9 octobre 1509, Charles, dernier duc d'Alençon, premier prince du sang et connétable de France, qui mourut à Lyon, après la bataille de Pavie, qu'il contribua beaucoup à faire perdre. Cette princesse fut pénétrée de la plus vive douleur en apprenant le désastre de l’armée française et la captivité de son frère François I<"; mais, courageuse dans sa douleur , elle se rendit à la cour de l'empereur Charles- Quint, et influa singulièrement sur Ja délivrance du roi. Elle épousa, en 1527, Henri d’Albret, roi de Navarre. Jeanne d'Albret, cette femme forte qui chanta en mettant au jour Henri 1V, fut l'heureux fruit de ce mariage. Le Béarnais reçut en partage plusieurs des grandes qualités de son aïeule et de sa mère.
Que le soleil pussent bien regarder ;
Car sans rougir ni honte recevoir,
L’æil chaste et pur ne craint point de le voir, Ni d’estre vu ni de lui, ni du monde ;
Mais l’œil le fuit quand le cœur est immonde. Ea ce disant, la main sous son chef mit,
Et en durmant , les vierges endormit.
Marguerite avait des talents réels pour le gouvernement, et celte bonté qui gagne les cœurs; ses soins firent prospérer dans la Navarre l'agriculture, le commerce, fleurir les arts et régner la justice ; mais l'asile qu'elle accorda aux novateurs l’exposa à des soupçons de la part des inquisiteurs de l'époque en matières religieuses. L'infortuné Dolet, Jean Calvin, jeune encore, Roussel, son prédicateur, Carli, qui devint prieur de la Sorbonne, Erasme , le Voltaire de l'époque pour la vivacité de l'esprit, Marot, son ami et son maitre dans l'art d'écrire, lui durent des secours contre les perséculions cruelles qui poursuivaient alors la science comme ennemie de Dieu et du trône. Doué du double courage du cœur et de l'esprit, plus tolérante, plus éclairée, plus humaine surtout que s°n frère, elle conseillait la modération à tous, par ses exemples et ses paroles, et bravait en même temps les
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