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temps les calomnies de la cour et de la Sorbonne. Elle avait pris dans son cœur, et peut-être dans les exemples de Louis XII, une grande indulgence pour les injures qui lui étaient personnelles. Les professeurs du collége de Navarre ayant eu l’audace de la jouer publiquement sur leur théâtre à Paris, et de la désigaer comme une folle, elle obtint la grâce des coupables, que François I<" voulait punir exemplairement.
Marguerite de Navarre mourut le 21 décembre 1569.
Par une exception assez rare, mais honorable pour les lettres, Marguerite reçut, après sa mort, autant et plus d'éloges qu’elle n’eu avait obtenu perdant sa vie. Les plus savants hommes de l’Europe semblaient s'être concertés pour rendre à sa mémoire un hommage unanime.
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Marguerite savait les langues vivantes; elle avait reçu de Paul Paradis, dit le Canose, des leçons d’hébreu ; elle cultivait les arts avec honneur. Ses talents, sa beauté, lui
firent Je surnom de dixième muse et de quatrième grâce.
François I<", dont elle était chérie, l'appelaitsa Mignonne la Marguerite des Margucrites. ;
Un sentiment vrai de ce qu'elle exprime, un tour facile et naturel, caractérisent les poésies de Marguerite ; sa prose, qui jouit encore d'une estime méritée, faisait les délices de La Fontaine. Mais son plus beau titre de gloire est d'avoir été une reine pleine de pitié pour Île peuple, une amie de la justice et un ange de paix entre les protestants ct les catholiques, qu'elle s'eflorça vainement de rapprocher.