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De leur ayeul les bras durs et entiers.
Un autre donc aille voir Hibérie,
Ou plus s’il veut, car je tiens et parie
Que ce vieillard , qui ne veut qu'on le voie, Plus de vie a qu'un autre et plus de joie.
Et de tout esprit malie:
Et fais que devant mon prince Désormais plus ne me pince La tenaiile de Mellin.
Ces vers prouvent tout au plus que Mellin de Saint-Gelais se faisait redouter per son talent pour l’épigramme: et l'on pouvait, sans basse envie, blâmer les témérités de Ronsard.
Voici ce qu'a dit M. de Sainte-Beuve au sujet de ce poële : :
« Marot, tant qu'il vécut, ne conaut pas de rivaux. Celui qui aurait eu le plus de titres pour aspirer à cet honneur est, sans contredit, Mellin de Saint-Gelais : à une connaissance assez profonde de l'antiquité il joignait le goût de la littérature italienne. Avec plus de correction peut-être, avec plus d'éclat que Marot, il est bien loin de la franche naïveté gauloise. Dénué de verve, mais non pas de grâce, il semble anooncer Voiture, Sarrazin et même Voisenon. Sa gentillesse va souvent, comme la leur, jusqu'à la mignardise, et tombe dans l’afféterie italienne. Par un contrasle assez étrange, le voluptueux , l’indolent, le facile Saint-Gelais, les délices de la cour, avait ‘: toutefois l'humeur très-caustique, et quand Ronsard fit paraitre ses premiers essais, la nouvelle école ne trouva pas de censures plus redoutables que les mordantes épigrammes du successeur de Marot.
» Mellin de Saint-Gelais eut, de son temps, beaucoup de réputation; mais elle ne s’est pas soutenue comme celle de Marot, fondée sur des titres légitimes et non sur le fol engoùment des contemporains. »
Comment veux-tu que je m'amuse A louer ni toi, ni ta muse?
Tu le fais cent fois mieux que moi.
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