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Le meillenr ouvrage de Gilles Durant est, sans contredit, sa picce sur le Trépas de l'âne ligueur, que nous citons. C'est un chef-d'œuvre de fine plaisanterie et de naïvelé. Dreux-du-Radier regarde Durant comme un de nos meilleurs poûtes avant Malberhe. Néanmoins nous devons dire qu'il n'est pas toujours exempt de ce goût pour les
ire
Pour passer ma fantalsle, Et là je me suis aime...
En mes vers nul je ne pince;
Je ne parle point du prince, ‘a C'est un sujet dangereux : ns Mafs sous un nom de Charlolte,
Je me fiatte et me darlotte,
Et me fe!ns étre amourevux.
C'est un beau métier de feindre, LC C'est un plaisir de se plaindre,
Et ne point sentir de mal. "où Sitous mes feux et mes playes Ve Estalent des passlons vrayes, Le Je serais un antmal. Da
L'amour ne me passionne, L'amour ne n''affectionne;
Je ne me fâche de rien,
A rien je ne porte euvie : ;
Voilà, mon Binet, ma vie. A l'ar ta fui, fals-je pas bleu ? Do
concetli ou jeux de mots, que les Italiens avaient mis de mode à celte époque. Il fait également un grand abus des
dimiautifs.
ODE
si D'où jamais on ne rebrousse L Vers ce beau ciel habité, Pour voir la lumière douce Qu'une fois on a quitté.
Que nous sert doncques d’étendre Nos pensers vers l'avenir? ..
. Ne suffit-il pas d'attendre | .Le mal, sans le prévenir ?
Las ! toujours le malencontre Est assez tôt arrivant ; Assez tôt on le rencontre
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Sans aller courre au devant.
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Jacquier , qu'avons-nous à faire | Des événements futurs ?
Dieu sait tout ; laissons-le faire :
Ses secrets nous sont obscurs : |
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Cuancorre , Si ton âme | Se sent ore allumer De cette douce flime Qui nous force d'aimer, Allons contens, Allons sur la verdure, Allons, tandis que dure Notre jeune printemps.
Avant que la journée
De notre âge qui fuit,
Se trouve environnée
Des ombres de la nuit, Prenons loisir
De vivre notre vie;
Et, sans craindre l'envie,
Donnons-nous du plaisir.
Du soleil la lamière Vers le soir se déteint.
Puis à l’aube première Elle reprend son teint ; | Mais notre jour, Quand une fois il tombe, Demeure sous la tombe Sans espoir de retour.
Et puis les ombres saintes, |
Hôtesses de là-bas,
Ne démennent qu’en feintes R
Tous les joyeux ébats : | Entre elles, plus | s
Amour n’a de puissance , |
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Vivons ce jour, il est nôtre; N'’ayons de plus loin souci :
Peut-être au lever de l’autre Nous ne serons plus ici.
Et plus n’ont connoissance De la belle Vénus.
Mais, tristement couchées Sous les myrthes pressés, Elles pleurent fâchées Leurs âges mal passés;
Se lamentant Que n’ayant plus de vie, Une terresire envie Les aille tourmentant.
En vain elles désirent De quitter leur séjour ; En vain elles soupirent De revoir notre jour :
Jamais un mort,
Ayant passé le fleuve Qui les ombres abreuve, Ne revoit notre bord.
Aimons donc à notre aise, Aimons-nous bien et beau, Puisque rien n'est qui plaise Là bas sous le tombeau.
Sentons-rous pas Comme jà la jeunesse, Des plaisirs larronnesse , Fuit de nous à grands pas?
LA
Cà, finette affinée,
Cà, trompons le destin, Qui clôt notre journée Souvent dès le matin.
SRI TTssss ser PI ES a ps ce % 251 SEIZIÈME SIÈCLE.
Us soir le long de l’eau elle marchoit pensive, * Ayant les bras croisés, et le voile baissé :
< Le pré dessous ses pas étoit tout tapissé
% De mille belles fleurs qui peinturoient la rive.
La voyant ainsi seule à soi-même attentive, + D’une soudaine peur mon sang devint glacé : .% En terre, au ciel, sur l’eau, la vue je dressai ; + Et de tous les côtés mon âme étoit craintive.
Tout me faisoit soupçon ; les zéphyrs m'estonnoient; Le cygne et le taureau toujours me revenoient : Mais le pauvre Narcis m'effraya davantage,
% Qui, la voyant passer, lui dit en soupirant : + «Belle, gare le bord; si tu vas te mirant, < Ju pourras, comme nous, embellir ce rivage. »
J E cheminai longtemps, qu’il faisoit nuit encore , Sous la brune lueur de l'astre décroissant ;
SONNETS
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