‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 32 sur 914 · LIT RR ARR IR IRRRR TER EEE EE ET · texte numérisé non relu

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d avec une telle évidence que personne ne peut , die même ; Molière, qui constituerait à lui seul e de s’y tromper. Avec Malherbe, la langue fran- un théâtre, une poésie ! Regnard succède à Mo- <> Caise entre dans cette époque ; la poésie et la lière, non comme Racine à Corneille , mais as- %# 4 prose l'y suivent d’un pas à peu près égal. |sez glorieusement encore pour que le nom du . de Bientôt une génération puissante de génie, | disciple puisse être prononcé après celui du mai- 2 brillante d'esprit , forte d'études, polie par le | tre. Dans la tragédie, dans la comédie, la lan- <£ “ commerce d'une cour ingénieuse et galante, | gue francaise atteignit le dernier terme de sa . ds soutenue par la protection d’un grand roi, s'em- | perfection : énergie, pureté, vivacité, mélodie, ‘“ F pare de l'instrument que lui a préparé la lente | elle réunit tout ; aussi nulle part la poésie ne se <= élaboration du temps et des hommes; elle donne | montre-t-lle plus grande, plus ravissante , plus + % à la France ce que la Grèce avait eu sous Péri- | poétique qu'au théâtre. “1 . clès , l'Italie ancienne sous Auguste, et l'Italie Pourtant , le génie ne manque pas non plus

cho moderne sous Léon X. Le siècle de Louis XIV | dans les autres genres : La Fontaine porte dans

ho surpasse en éclat, en grandeur littéraire les siè- | la fable et dans le conte une supériorité naïve et

Le cles les plus renommés. Une forme surtout y | fine, touchante et passionnée , lorsqu'elle n'est

prend l'essor, y domine toutes les autres, et c'est précisément celle qui inspira longtemps le moins d'espoir, qui longtemps resta faible et

pas moqueuse et narquoise, à la facon de nos trouvères du temps passé. Boileau ressuscite Horace et Juvénal, dans la satire, dans l'épitre ; il

nous donne un poëme sans modèle en écrivant le Lutrin; il continue, il exagère peut-être l'influence de Malherbe, influence plutôt restrictive

grossière , inhabile et ridicule dans ses créations , servile dans ses imitations , en un mot,

le théâtre.

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