‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 343 sur 914 · SU LE · texte numérisé non relu

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d ce 290 de Je cherche, insensé que je suis! :

es Une lionne en sa colère, “jo Qui, me déchirant par morceaux, ge Laisse mon sang et ma misère Se Dans la bouche des lionceaux .

" Louis, grand roi si sage et si juste, Je Qu'on ne voit point de roi pareil,

x Suivrez-vous le même conseil ca Qui fit jadis faillir Auguste.

ho Sa faute offense ses neveux, do Et fait perdre beaucoup de vœux . Aux autels qu'on doit à sa gloire ; es Même les astres aujourd'hui . Font des plaintes à la mémoire,

É De ce qu'elle a parlé de lui ?.

D Encore dit-on que son ire Se L'auroit bien justement pressé, do Et qu'Ovide ne fut chassé

Que pour avoir osé médire.

Moi dont l'esprit mieux arrêté D'une si folle liberté

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Qoann un roi, par tant de projets Voit dans l’âme de ses sujets

4 Encore deux belles strophes, elles sont même d'une vigueur d'expression peu commune dans Théophile,

2 L'exil d'Ovide par Auguste fut une action cruelle et tyrannique. Le prince qui se vantait d'être l’ami d'Horace et de Virgile ne devait pas envoyer un grand poëte et le plus aimable des hommes mourir dans la Sibérie du temps. Toutefois ce n'est pas pour cette action que beaucoup de vœux manquent aux autels de l'idole romaine; mais appliquez la pensée de Théophile aux horribles proscriptions où Octave joua un rôle si lâche et si barbare, elle aurait de la justesse. En effet, au sen souvenir de ces proscriptions, il s'élève encore chaque jour contre le Dieu Auguste des cris d'indignation qui retentiront dans la dernière postérité.

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sée, prise dans le cœur, aurait du prix, comme toutes les %

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Ne se trouva jamais capable, Aussitôt que je fus banni, Je souhaïitai d’être coupable, Pour être justement puni.

« Si vous m'accordez ma grâce, continue le poëte, je ferai de vous un portrait pour lequel les courtisans même manqueront de mots assez complaisants. »

Là, suivant une longue trace De l’histoire de tous nos rois, La Navarre et les monts de Foix S’étonneront de votre race :

Là ces vieux portraits effacés, Dans mes poëmes retracés, y Sortiront des vieilles chroniques, L Et, ressuscités dans mes vers, Jls reviendront plus magnifiques Ea l'estime de l'univers *. *

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