‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 359 sur 914 · L: silence régnoît sur la terre et sur l'onde · texte numérisé non relu

L: silence régnoît sur la terre et sur l'onde

D L'air devenoit serein et l'Olympe vermeil,

Et l'amoureux zéphyr, affranchi du sommeil, Ressuscitoit les fleurs * d’une haleine féconde; L'aurore déployoit l'or de sa tresse blonde, Et semoit de rubis le chemin du soleil ;

Enfin ce dieu venoit au ° plus grand appareil

* Ces trois vers sans conleur tiennent la place de naïfs souvenirs du temps où David n'était qu'un jeune berger. Les trois vers suivants sont trop beaux peut-être.

« Fin de vers trataante : l'inversion était ici nécessaire.

s 11 faut dans le plus grd : au ne peut remplacer dans le que lorsqu'il est question d'un lieu. (La Hamps.) Le même auteur a dit : « Le fameux sonnet de la Belle Mati-

Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde. Quand la jeune Philis au visage riant,

Sortant de son palais, plus clair que l'orient, Fit voir une lumière et plus vive et plus belle ; Sacré flambeau du jour, n’en soyez pas jaloux ; Vous parûtes alors aussi peu devant elle

Que les feux de la nuit avoient fait devant vous.

neuse , tant vanté lors du règne des sonnets , est fort au-dessous de sa renomméc. 11 y a trop de mots et trop peu de pensées ; celle qui le termine tient de cette galanterie des poëtes italiens, dont la France reçut les sonnets, au seizième siècle. A cela près, le sonnet de Malleville n'est pas trop mal tourné; et, de son temps. il a pu faire illusion. D'ailleurs tout le siècle était ravi d'admiration pour le genre du sonnet, et Boileau luiméme regardait un bon sonnet comme une merveille de l'art. »

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