‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 360 sur 914 · SUR UNE BELLE MENDIANTE · texte numérisé non relu

SUR UNE BELLE MENDIANTE

P IEDS nus et tête échevelce,

Philis, en l’avril de ses jours,

Non moins belle que désolée, | S'en va de porte en porte implorer des secours.

Quoi que tu puisses demander, Tu l'obtiendras, je t'en assure; % Philis, tes yeux si beaux ont droit de commander, % Au momentquetabouchehumblementnousconjure.

Qui voudroit résister , résisteroit en vain es A l'effort de tes belles larmes ; . Demander avec tant de charmes, C'est demander les armes à la main.

Tels que brillent au ciel de superbes flambeaux ,

ke Däcices de la France, honneur de l'Italie,

% Qui de ton propre lustre as ta pourpre embellie, En ce commun dessein de publier tes faits,

Où les plus grands auteurs ont gémi sous le faix

Et n'ont pu dégager leur plume tributaire, L'’honneur et la raison m'obligent de me taire. C'est en vain que Metel , c'est en vain que Gramont Me conseillent d'aller dessus le double mont,

Et de te décerner une illustre couronne

Des plus fameux lauriers que la muse moissonne : :

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‘ Le début a de la pompe et de la grandeur ; mais ici l'exagération même de l'éloge se fait pardonner, parce qu'il sert de transitivn à ua noble aveu et à une touchante prière.

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es

Tu fais naître à la fin l'amour et la pitié,

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