‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 387 sur 914 · CHŒUR DU PREMIER ACTE · texte numérisé non relu

CHŒUR DU PREMIER ACTE

L UNE ISRAÉLITE, Seule.

< P LEURONS et gémissons , mes fidèles compagnes ; > À nos sanglots donnons un libre cours :

Levons les yeux vers les saintes montagnes + D'où l'innocence attend tout son secours.

O mortelles alarmes!

Tout Israël périt. Pleurez, mes tristes yeux :

ployées par Racine, ne méritent aucun reproche, d'un côté, parce que le jeune Israélite ne fait que répéter les paroles des impies , et qu'il les répète avec le sentiment de l'iudignation ; et, pour qu'on ne s y trompe pas, Racine a soin d'ajouter :

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Qu'ils pleurent, Ô mon Dieu! qu'ils frémissent de crainte!

et d'opposer les chants religieux d'Israël aux profanes inspirations de la licence des hommes adonnés aux voluptés. Par suite du même artifice, la fin du chœur devient éminemment dramatique, et rappelle le dernier repas des coupables amants de Pénélope. Télémaque vient de parler avec sagesse. Alors Minerve excite un rire immodéré parmi les prétendants, et trouble leur raison. 1ls rialent, mais d'un rire convulsif, qui semblait étranger à leurs lèvres ; ils dévoraient des chairs en-

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Dont on a reconnu l'erreur.

À leur réveil (ô réveil plein d'lorreur'}, Pendant que le pauvre à ta table Goûtera de ta paix la douceur ineffable, Ils boiront dans la eoupe affreuse, inépuisable, Que tu présenteras, au jour de ta fureur, A toute la race coupable.

TOUT LE CHŒUR

O réveil plein d'horreur !

O songe peu durable!

O dangereuse erreur !

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