‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 433 sur 914 · MRÉSAGES DE LA GUERRE CIVILE · texte numérisé non relu

MRÉSAGES DE LA GUERRE CIVILE

Les dieux mèmes, les dieux, qui, pour mieux nous punir souvent à nos frayeurs découvrent l'avenir,

De prodiges saus uombre avaient rempli la terre : Le désordre du monde annonçait leur colère.

Des astres inconnus éclairerent la nuit,

Et daus un ciel serein la foudre retentit. ,

Le sulell, se cachant sous des vapeurs fuuèhres, Fit craindre aux natious d'eternclles ténèbres, L'étoile aux Jougs cheveux, signal des grands revers, En sillons enflammés courut au baut des airs. Pbhebé pâiit soudain, et, perdant sa lumière, Couvrit sou front d'argent de l'ombre de fa terre. Vulcain frappant l'Etua de ses pesants inarteaux, Réveilla le cyclope au foud de ses cachuts.

L'Etna s'ouvre et mugit, de sa clime béante Descend à flots épais une lave brûlante.

L'Apennin rejeta de ses somipets treuiblants

Les glaçons sur sa tête amassès par les ans; L'aboyaunte Scylla , qui hurle sous les undes,

Roula des flots de saug dans ses grotles profondes, La nature a chougé sous le courroux des cieux,

Et la mère frémit de sou fruit mons/rueux.

On entendait gémir des urnes sépulcrales.

secouant dans ses mains deux torches infernales, Le front celut de serpents et l'œil ariné d'eclairs, De son haleine impure cimpoisonnantlivs airs, Courait autour des murs une affreuse Euménlde: La terre s'ébranlalt sous sa course rapide.

Le Tibre sur ses bords voyait de nos heros

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