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Quel est le grand trésor qu'il voudroit vous ôter : « Racine fait dire à Monime, au moment où elle recolt le C'est la veuve d'un roi qui, cent fois en sa vie, poison euvoyé par Mithridate : À par cent cruautés la vôtre poursuivie ‘ Donnez. Dites, Arcas, au roi qui me l’envole Employant contre vous le fer et le poison, 1 ne Le nes ee nue houté pa s ns ; . . : e reçois le plus cher et le plus souhalté. Après avoir détruit toute votre maison : da 48 ce pité elle ciel mé déllére Pour elle, à ce qu'on dit, c'est une belle chose ”: bes secours importuns qui me forçoient de vivre. . : : is : . ; Maitrrsse de moi-même, ii veut blea qu’une fois Mais voyons son esprit et les maux qu'elle cause. do puisse de mon sort disposer à mon chots. Avant que le poison de ses regards charmants Eût mis le vieux Syphax au rang de ses amants, Corneille a rendu comique et presque ridicule la scène de Ce prince éloit-il pas, Ôtez la perfidie, l'envoi de la coupe de poison, parce que Sophonisbe la ren-
‘voie à Massinisse , eu lui faisaut dire qu'il n'a qu'à sempoison-
Le plus grand que Jamais ait vu la Numidie ? ner lui-même; mais, au dénoûment, cette reine, que Læ-
Et dès qu'ils furent joints par le nœud conjugal, lius essate de sauver, pour traîner la captive au Capitole , se Faut-il jamais malheur à son malheur égal ? | montre digne d'elle-même en répondant au tribun Lépide : Elle ne cessa point, que, pour plaire à sa haine, a
à ' Scipion qu’ , dès ce t.
Jl n’eût abandonné la puissance romaine, tes à Scipion qu’il peu momen
Chercher à sou triomphe un plus rare ornement. Pour voir de deux grands rois la lâcheté punie J'ai dû livrer leur femme à cette jgnomiuie;
C'est ce que méritait leur amour conjugal:
Mais j'en ai d0 sauver le fille d’Asdrubal.