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Ne inspirations de son talent , à l'étude de son ert. — Il avait > près de trente ans : son talent était dans sa force, mais + son art était dans l'enfince. A cette époque, un M. de ce Chollon, qui avait été secrétaire de Marie de Médicis , 2 retiré à Rouen dans sa vieillesse, eut occasion de félicics ter Corneille sur ses premiers succès. « Monsieur, lui dit- “ho silanjour, vos comédies sont pleines d'esprit; mais, > » permettez-moi de vous le dire, le genre que vous avez “ « embrassé est indigne de vos talents : vous n'v pouvez Le * acquérir qu'une renommée passagère. Vous trouverez >: »Chez les Espagnols des sujets qui, triités dans notre S *« goût, par un esprit tel que le vôtre, produiront de À :
ss s grands effets. Apprenez leur langue; elle est aisée : > » j'offre de vous montrer ce que j'en sais. Nous traduise» rons d'abord ensemble quelques endroits de Guilhen de s Castro. » C'est peut-être à ces paro!es que nous dece DE RER RIRE ESS EE
Corneille (Pierre), le créateur de l'art dramatique en France, l'un des hommes qui ont le plus contribué au développement du génie national , est le premier, dans l'ordre des temps, entre les grands écriv. ins du sièc'e de Louis XIV. Né à Rouen, le 6 juin 1605 , d'un avoc:t-général à la table de ntarbre de Normandie, nommé aussi Pierre Corneïle , et de Marthe le Pesant, fille d'un maitre des comptes, il se destinait au barreau, et y avait paru sans succès, lorsqu'un événement Ce s0ciété sembla lui révéler son talent. « Un jsune homme, » dit Fontenelle, mène un de ses amis chez une demoi- » selle dont il était 2moureux. Le nouveau venu se monstre plus agréable que l'introducteur. » Le plaisir que Corneille éprouve de cette aventure le rend poêle ; de là plusieurs comédies jouées l’ane après l'autre : Mélite. jouée eu 1629: Clitindre (1632); la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante (1634); la Place Royale (1655). Faibles essais d'un talent qui suivit le goût de son siècle avant de le réformer , ces pièces, disons mieux, ces ébauches informes , accueillies cependant comme des chefsd'œuvre , offrent quelquefois , à la vérité, des traits d'esprit et de verve comique : on peut même y découvrir des combinaisons insénicuses , quelques exemples d'un dialogue adroit (dans la Veuve, notamment , acle 11, scène 3 , entre Philisteet la nourrice), quelques scènes heureuses d'invention , vraies de situation et de sentiment , imitées depuis, ou, si l’on veut, lues avec fruit par des poëtes qui n’en ont rajeuni que les détails. Il est juste aussi d'observer que nous devons à l'auteur de /a Galerie du Palais les personnages de soubrette, substitués alors, pour la première fois, à des rôles de nourrice , que remplissaient, dans nos anciennes comédies, des hommes habillés en femme.
Corncille ne commenta à étre Corneille que dans Médée, où il se révéla par quelques élans de passion et de génie, et par quelques traits sublimes qu'on n'avait point
encore entendus sur la scène tr:gique. La pièce n'obtint.
pas un brillant succès ; mais les connaisseurs y avaient reconnu parfois une main supérieure et un talent fait pour s'élever. 1l est peu intéressant de savoir si Corneille eut le malhear d'être chargé avec Rotrou , l'Étoile, Boisrobert et Colletet, de retoucher les poëmes tragiques de Richelieu, qui rimaît malgré Minerve , et voulait à toute force cueillir les palmes du théâtre. Un trait d'indépendance brouilla le ministre avec le poëte , qui retourna dans sa famille pour se livrer enfin sans contrainte aut