‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 570 sur 914 · SET IT · texte numérisé non relu

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É Thomas était un très-bon grammairien ; en 1687 il 1: quoiqu'elle sente un peu le travail d'un homme qui cher- ce

publia les remarques de Vaugelas , avec des notes. IL : che à faire du La Fontaine. 4

©. prit une part active aux travaux du dictionnaire, qui fut | à publié en 1694; et, comme l'Académie n'avait pas jugé à me “à Des op

: à Dont ; ! oripe Platon ‘ l'aurait montre ee

L propas de citer les termes des arts et des sciences, ilcom- | Lo enunedlléht Léo fine “e . posa de res mêmes termes un dictionnaire qui parut la Chimène, Sevère et Pauline, ol, même année, en deux volumes in-folio, comme supplé- Parmi les jeux et les berceaux, Bi

, ; sut se : i. La veille et ses doux travaux, A

. ment à l'ouvrage de l'Académie. On peut regarder ce | Lésentanté et lenenterns Le supplément comme la basé de celui de Chambers et «te : Maniant deleurs mains lépères . si l'Académie. Thomas eut, en 1690, l'honneur de rece- | Les des, le tit et les ciseaux ; | . ce voir son neveu Fontenelle à l'Académie française. s Ce ! SUCOR NÉS RUE IN CR CREE SES de 1 Sr Couvert des p'eurs de leur tendresse, as

que vous nr'êtes, lui-dit-il, me fermant la bouche sur ce .: Et des présents de teurs fuscaux ! ch

qui serait trop à votre louange, vous ne devez attendre ; ch qu'un épanchement de cœur sur le bonheur qui vous est On lit plus loin : . AE

arrivé, des sentiments et non des éloges. » Au HonenE | La de marqués déécehdralté

: de son adoplüon par l'académie des belles lettres, Tho- | Un sablier s'écouleratt L ge mas était avancé en âge; bientôt il perdit la vue, et | Devant la tiagique écritoire; cp

ra Û T7 , à c:,0 + mourut aux Andelys le 8 décembre 1709. Lamothe-Hou- |! Dans PaURUSLE AITAMES ARCCE PES, nue

ER : : ; | Sous des rideaux purset discrets, ci lo dard, qui lui succéda, et qui était aveugle, fit, dans son S'enfanceraliun lltaustère . © 2 discours de réception, une allusion touehante à cette ,; où le doux sommeil l'attendiait. us

: ss : : , l - 3 4 triste conformité entre son prédécesseur et lui. La répu- : Volant au cief. quittant ia lerie, cn : , : ‘ ; | L'otr pensif, Corneille écrirait; un tation de Thomas élait encore si grande au commence- Car ee IC à o ment du dix-huitième siècle, que le récipiendaire ne . Jean Le Fontaine dormirait ; 4 ee craignit pas de dire : « C'est au frère, c'est au rival de : Le père La Hueentrerait . ox “ - . ; ê à : : " la eS ce grand homme que je succède aujourd'hui. » Du reste, | eo Ma ‘ 4 . - Li s * “ ; 4 : t D Le % on ne remarque pas sans étonnement la simplicité, je : ch lee) . . . , : . i : Le : ste) . dirais presque la nudité du discours de Lamothe, qui Thomas prenait plaisir à appeler Pierre le grand Cor- < avait tant d'esprit et de finrsse. neille, sans jamais faire sur lui-même un fâcheux retour <> * 0 e. + ° , » e . L ?

Thomas joignait à unc littérature immense, comme | à cesujet; au contraire, et malgré l'excès de la faveur & l'atteste Voltaire, une mémoire prodigieuse ; il retenait publique qui aurait pu l'éblouir et l'offusquer , il sentait ©

et récitait dans le monde ses pièces tout entières, sans avoir jamais besoin de recourir aux manuscrits, que méme il n'emportait pas avec lui. Ilétait d'une conversa-

et proclamait de bonne foi la supériorité de son ainé. Thomas a laissé, outre quarante-deux ouvrages de théàtre, les quatre premierslivres des Métamorphosesd'Oride, <

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tion aisée; ses expressions vives et naturelles la rendaient traduits en vers; des pièces choisies du mème auteur, xe légère sur quelque snjet qu'elle roulät. IL joignait à une | également traduites en vers ; sept héroïdes et élégies ; les cs

politesse parfaite un cœur tendre qui se livrait aisé-

notes sur Vaugelas; le Dictionnaire des arts et desscienment. Lamothe le peint sage, modeste, attentif au mé- ’

ces; les Mélamorphoses d'Oride, mises en vers français, ©

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ep : : ; | des op rite des autres , et charmé de leurs succès. La plus (ou- ouvrage auquel De Saint-Ange a emprunté beaucoup de

chante amitié l'unissait à son frère, donnait du charme à leur commerce, et présidait à l'innocence de leur vie. rique ; une édition angmentée de l'Histoire de la monar-

Dans une pièce inlitulée les Bonnes Femmes ou le chie française sous le règne de Louis NIV, par Rien- Ménage des deux Corneille, Ducis, qui leur ressem- | court. . ; |

blait sous plus d'un rapport, a peint leur intimité avec | | < une certaine naïveté à laquelle on trouve du charme, ‘ On ne s'attendait guère à voir Platon dans cette affaire.

vers; un Dictionnaire universel géographique et histo-

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