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sots pour lui préférer un moment la pièce de Le Clerc ct s'obstinèrent à reconnaître Louvois dans le personnige °°
né de son ami Coras, très-indignes confrères de lillustre d'Amar. : os me “> poête , qui se vengea par une épigramme assez maligne. Depuis la composition d’Esther, Racine avait renoncé <° ss Il y cut'aussi des barbares qui tentèrent de défigurer ce à traiter l'amour païen, et à faire de la littérature pro- de ., chef-d'œuvre, en substituant un dénouement en action à fane; il voulait expier quelques erreurs de sa vie passée <= 6 l'admirable récit d'Ulysse. Trois ans s’écoulèrent entre par un retour sincère aux idées religieuses et à la litté- de
de Iphigénie et Phèdre. Une cabale , à la tète de laquelle‘e {+ rature sacrée. Athalie suivit de près Esfher ; mais l’indif- de > trouvaient plusieurs personnages importants , et notam- | férence qui avait accueilli Phèdre était réservée à la °° «ment le duc de Nevers, assura d'abord un succès com- nouvelle tragédie chrétienne. Cette œuvre admirable, se ‘ plet àla Phèdre de Pradon ,: tandis que celle de Racine représentée d'abord dans une chambre à Versailles, sans ns fut accueillie asec une outrageuse indifférence. Ib est fà- pompe théâtrale , sans Costumes et devant un public d'a- se cheux pour madame Deshoulières qu’elle ait compromis inis, obtint l’asscntiment de quelques connaisseurs, et = cs Ja réputation de son goût en faisant de méchants vers | ne produisit aucun effet quand elle fut exposée au grand «,. contre un chef-d'œuvre. ; jour de la scène. Le public, qui avait accueilli Polyeucte à ce La reprise de Phidre, qui eut licu au bput d'un an, avec enthousiasme, méconnut un chef-d'œuvre où tous 4 de mit les deux pièces à leur place. Pradon tomba plus bas les genres de beautés sont prodigués païr la magnificence °° Fe si cela était possible ; Racine vit sa gluire augmenter en- du génie parvenu au plus haut degré de perfection. je ci core. La piète n’est pas au mème rang qu'Iphigénie: | Pendant longtemps , dans les jeux de société, on s’im- .. de l'amour d'Hippôlyte et d’Aricie n'est pas à l'abri des posait la lecture d’Athalie comme une punition. L'auteur es reproches d’un goût sévère ; mais de ces défauts même mourut avec la crainte d'avoir fait un mauvais ou- . se Racine a fait jaillir des beautés admirables , et le rôle vrage. Athalie, dont la première représentation date de ae , de Phèdre est la plus belle et la plus savante des créa- 1690, ne réussit qu'en 1716. Racine s'était encore décidé °° “> «ions dramatiques. Avet ce seul rôle, transformé de à quitter le théâtre ‘ il avait la faiblesse de se chagriner > > toutes sortes de manières, et presque toujours défiguré mème des mauvaises critiques, et sa sensibilité exquise . sp par des mains téméraires, les auteurs modernes ont en- . detait lui rendre plus cruel encore le nouveau coup qui ve cs Îcvé vingt succès. Ce rôle trace surtout la ligne de sépa- l'avait frappé ; néanmoins la religion , toujours vive dans <- <; ration entreRacineet Corneille. Jamais ce grand homme | son âme, vint à son secours, en l'aidant à supporter son “4, n'eut cette grande connaissance des passions, et cet art | malheur. | . oh cs si profond de peindre les orages qu'elles soulèvent dans . Depuis la disgräce de Phèdre, Racine avait apporté la É “le cœur. Après le succès de la reprise de Phèdre, Racine plus grande régularité dans sa conduite. Après l’outrage ‘© de eut de nouveaux chagrins. Ses ennemis bublièrent une fait à son 4thalie, la piété dans laquelle il avaitété nourri us édition fautive de la pièce, et substituèrent aux plus beaux par les sages de Port-Royal se réveilla facilement et lui :; «vers, des vers de leur façon, ridicules ou plats. Dégoûté | offrit des consolations. On assure même qu'il forma un «partant d'intrigues, et .trop sensible aux blessures de moment le projet de se consacrer tout à fait à Dieu. La a, lVamour-propre , Racine quitta le théätre à l'âge de | réflexion lui fit préférer des chaines plus légères. Ilsema- … trente-huit ans, c'est-à-dire dans toute la force du ta- ria en 1677 à la:fille d'un trésorier de France d'Amiens; <À de lent. On ne conçoit pas que Louis XIV , dont cel illustre it fit un bon choix qui le rendit heureux. Ce fut cette A écrivain contribuait à honorer le règne, n'ait pas su. | méme année que Louis XIV nomma Racine et Boileau j° ae trouver alors quelque noble et encourageante parole pour ses historiographes, poste difficile , où le courage des “a ds relever le courage de Racine, et exciter son génie à de écrivains, qui soumettaient leur travail au prince, pou- te 4 nouveaux chefs-d'œuvre. Un mot de ce monarque , qui | vait être mis à de difficiles épreuves. Eten effet, com- se cle ralliait à lui toutes les renommées, et semblait distribuer ment la critique, sans laquelle il n’y a point d'histoire, <:: de la gloire à tous les grands hommes de son siècle, avait puisqu'il n’y a pas de vrai jugement , aurait-elle pu trou- co 1, tant de rnagic et de puissance ,-que Racine, consolé par | -versa place dans une œuvre commandée ? Le feu a con- - Le cette flatteuse et délicate attention, eût ranimé son au- sumé l'ouvrage auqugl Racine avait particulièrement ce Je dace pour plaire au prince. donné ses soins. Le monarque accordait à Racine une fa- °° 4 Après un silence de douze années, le poëte fub enfin | veur particulière et méritée. Une circonstance honora- < + arraché à son oisiveté par les prières de madame de Main- - ble, ct pourt’nt fâchcuse pour le poëte , lui attira une 4
459 | : DIX-SEPTIÈME SIECLE. £ Ricine allait croitre en renommée par une nouvelle tenon, et il composa Esther pour les jeunes pensioncréation, par son /phigénie, qui parut en 1674. — « J'a- naires de Saint-Cyr (1689). Madame de Sévigné fut ad- -;
voue, dit Voltaire, que je regarde Jphigénie comme le mise à l’une de ces représentations , rare faveur accordée <{chef-d'œuvre de la scève. Veut-on de la grandeur ? ort la seulement à quelques personnes privilégiées, et, dans trouve telle qu’il la faut sur le théâtre, nécessaire, pas- ses lettres , ‘elle témoigne pour la pièce une admiration sionnée , sans enflure et sans déclamation. Veut-on de 14 qui va jusqu’à l'enthousiasme. Peut-être l'invitation du ds vraie politique ? tout le rôle d'Ulysse en est plein; et c'est | monarque, qu'elle trouvait si grand après avoir eu l'in- °? une politique parfaite, uniquement fondée sur l’amour signe honneur de figurer dans une Contredanse avec lui, ‘£ du bien public ; elle est adroite, elle est noble, elle ne l'avait encore plus touchée que la tragédie même. Comme ‘+ discute pas; elle augmente la terreur. Clytemnestre est on veut toujours trouver des allusions aux circonstances oÿ> le modèle du grand pathétique ; Iphigénie celui de la du jour, par suite de ce désir irrésistible de paraitre plus hs simplicité noble ct intéressante ; Agamemnonest telqu'il | clairvoyant que les autres, chacun s’efforça de recon- <£ doit être. Et quel style! voilà le vrai sublime. Jphigénie naitre madame de Maintenon dans Esther, et madame de € trouva cependant des critiques pour la blämer et des Montespan dans l'altière Vasthi. . Quelques-uns même Le
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