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“e DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. 495 À æ. NL ". Boileau Despréaux (Nicolas) naquit le 1 novembre
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1636, à Crosne, près de Paris, selon quelques biographes, ct à Paris même, selon d’autres. 11 avait commencé ses études au collége d'Harcourt, lorsqu'il fat atteint de
et l’on put prévoir dès lors l'influence qu'il exerc'rait un joar sur la langue, le goùt et la poésie. La laugue, à cette
les poëtes, une place éminente parmi les versificateurs ; . époque , n'était plus barbare; elle cessait méme d'être
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la gravelle. Après l'opération, qui ne réussit, dit-on, qu'imparfaitement, le jeune Despréaux vint continuer ses hamanités au collége de Beauvais. Sevin , un de ses professeurs, remarqua le goùt prononcé de son élève pour
la poésie. Toutefois Boileau , au lieu de se livrer à des es-
sais souvent infructueux, consacra ses loisirs à la lecture des grands moïièles de l'antiquité. En sortant du collége, il écrivit une tragédie, œure informe, dont lui - même ne parlait qu'en riant. Dès le premier acte de sa pièce, le notice auteur avait introduit quatre géants. Il fit ensuite deux chansons , un sonnet et une ode. Dans ces pièces faibles et sans mouvement, on ne vuyait pas encore percr le véritable génie de celui qui devait ètre l'honneur du Parnasse français. Ses jeunes années ne furent pas heureuses. Privé de la tendresse de sa mère, qu'il avait perdue de bonue heure, il habita pendant longtemps un grenier étroit, où , pendant l'hiver, le froid se faiscit sentir avec rigueur. Reçu avocat à vingt-et-un ans, il montra bientôt pour le barreau une irrésistible aversion. Grande fut la surprise de ses parents quand il leur annonça qu’il n'avait aucune vocalion pour son éiat :
simple et naïve, après l'avoir été avec tant de grâce sous Marot et ses prédécesseurs, avec tant d'énergie sous Montaigue ; reuouvelée ‘par Malherbe , épurée par Vaugelas, elle acquérait de la concision , de la clarté, de l'élégance. Un homme de génie, Balzac, l’éleva tout à coup au-dessus des autres langues modernes et presque au niveau des anciennes. Le premier mérite de Boileau fut de sentir vivement l'excellence des Prorinciales: il exigeait qu'on les pré‘érât à toutes les productions de son temps, et allait jusqu'à les comparer aux chefs-d’œuvre de l’antiquité. Mais, comprenant surtout combien la versification française avait de progrès à faire pour ne pas rester inférieure à une si belle prose, il résolut de tendre luimême à cette perfection, et d'y entrainer les autres par ses conseils et ses exemples. Les règles de l1 versification n'éta'ent observées qu'aux dépens des lois les plus sacrées de la logique et de la grammaire. Comme si l’art des vers n'eùt consisté qu'à vaincre des difficultés mévanique;, la foule des poëtes semblait n'aspirer qu'à la régularité du mètre et de la rime; leurs scrupules ne s’étendaient pas jusqu'au choix des expressions et au caractère du
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style : aligner et rimer l’emphatique et le trivial, les hy-
perboles et les quolihets, les comparaisons prolixes et les
métaphores obscures, était tout le savoir des Pelletier, des Godeau et des Scudéry.
Lorsque les sept premières satires de Boileau parurent, 0
Fils, frère, oncle, cousin, beau-‘rère de greffier, #Fouyaut charger mon bras d'une utile liasse, - . J'allal loin du palais errer sur le Parnasse ;
Ma fa mille en pâl:t, et vit en frémissant
Dans la poudre du greffe un poëte naissant.
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