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ARIANE HARNINAIEEeneeneenesenengenengnegenen
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Ë e DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. 499 Si l'on n'est plus au large, assis en un festin, Avec un ris moqueur , les prioit d'excuser. a do Qu'aux sermons de Cassagne ou de l'abbé Cotin*. Surtout certain häbleur, à la tueule affamée, s Qui vint à ce festin, conduit par la fumée, e Æ Notre lite, cependant, s'adressant à la troupe : Et qui s'est dit profès dans l'ordre des coteaux, È « Que vous semble, a-t-il dit, du soût de cettesoupe? | A fait, en bien mangeant, l'éloge des morceaux. + Sentez-vous le citron dont on a mis le jus Je riois de le voir , avec sa mine étique, se > Avec des jaunes d'œufs, mèlés dans du verjus ? Son rabat jadis blanc et sa perruque antique, £ “Ma foi, vive Mignot et tout ce qu’il apprète! » En lapins de garenne ériger nos clapiers, - . Les cheveux cependant me dressoient à la tète; Et nos pigeons cauchois en superhes ramiers; a Car Mignot, c'est tout dire, et dans le monde entier, | Et, pour flatter notre hôte, observant son visage, pe £ Jamais empoisonneur ne sut mieux son métier. Composer sur ses yeux son geste et son langaze; “a % J'approuvois tout pourtant de la mine et du geste, Quand notre hôte charmé, m'avisant sur ce point: :£ % Pensant qu'au moins le vin dût réparer le reste. + Qu'avez-vous donc, dit-il, que vous ne mangez point? s Pour m'en éclaircir donc, j'en demande; et d'abord | Je vous trouve aujourd'hui l'âme tout inquiète, Ÿ % Un laquais effronté m'apporte un rouge-bord Et les morceaux entiers restent sur votre assiette. . D'un auvernat fumeux qui, mélé de lignage, Aimez-vous la muscade? on en a mis partout. ce Æ Se vendoit chez Crenet pour vin de l'Hermitage ,- - | Ah! monsieur, ces poulets sont d'un merveilleux goût! ke » Et qui, rouge et vermeil, mais fade et doucereux, Ces pigeons sont dodus : mangez, sur ma parole. % N'avoit rien qu'un goût plat et qu'un déboire affreux. J'aime à voir aux lapins cette chair blanche et molle. %æ A peine ai-je senti cette liqueur traîtresse, Ma foi, tout est passable, il le faut confesser, % Que de ces vins mêlés j'ai reconnu l'adresse. Et Mignot aujourd'hui s'est voulu surpasser. -
Quand on parle de sauce, il faut qu'on y raffne; Pour moi, j'aime surtout que le poivre y domine : J'en suis fourni, Dieu sait! et j'ai tout Pelletier Roulé, dans mon office, en cornets de papier ". »
2 Toutefois, avec l'eau que j'y mets à foison, % J'espérois adoucir la force du poison.
% Mais, quil'auroit pensé? pour comble de disgrâce,
RSI
Par le chaud qu'il faisoit , nous n'avions point de glace. Point de glace, bon Dieu ! dans le fort de l'été! À tous ces beaux discour s, j'étois comme une pierre, Au mois de juin! Pour moi, j'étois si transporté, Ou comme la statue est au festin de Pierre; % Que, donnant de fureur tout le festin au diable, Et, sans dir e un seul mot, j'avalois U hasard 4% Je me suis vu vingt fois prêt à quitter la table ; Quelque aile de poulet, dont j'arrachois le lard. << Et, dût-on m'appeler et fantasque et bourru, | 4 J'allois sortir enfin, quand le rôt a paru. Cependant mon häbleur, avec une voix haute, . re Porte à mes campagnards la santé de notre hôte, ge Us Sur un lièvre, flanqué de six poulets ctiques, Qui tous deux pleins de joie , en jetant un grand cri, : ce S'élevoient trois lapins, animaux domestiques, Avec un rouge-bord acceptent son défi. He +. Qui, dès leur tendre enfance, élevés dans Paris, Un si galant exploit, réveillant tout le monde, e “ Sentoient encor le chou dont ils furent nourris. On a porté partout des verres à la ronde, É À Autour de cet amas de viandes entassées Où les doigts des laquais , dans la crasseracés, s Régnoit un long cordon d'alouettes pressées, Témoignoient par écrit qu'on les avoit rincés”, pe 2 Et sur les hords du plat six pigeons étalés Quand un des conviés, d’un ton mélancolique, TL 4 Présentoient pour renfort leurs squelettes brûlés. Lamentant tristement une chanson bachique, EU € À côté de ce plat paroissoient deux salades, Tous mes sots à la fois, ravis de l'écouter, : 4% L'une de pourpier jaune, et l'autre d'herbes fades, | Détonnant de concert, se mettent à chanter. .. de Dont l'huile de fort loin saisissoit l'odorat, La musique ,:sans doute, étoit rare et charmante! fe Et nageoit dans des flots de vinaigre rosat*?. L'un traiue en longs fredous une voix glapissante, Je << Tous mes sots, à l'instant, changeant de contenance, | Et l'autre, l'appuyant de son aigre fausset, . 2 Ont loué du festin la superbe ordonnance; Semble un violon faux qui jure sous l'archet.
Tandis que mon faquin, qui se voyoit priser,
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j° ‘ Tous ces détails sentent le dialogne de la comédie, qui égaie . . ‘ Non-seulement Cotin était un mauvais prédicateur, mais | isouvent les satires de Boileau. La tirade finit par ua trait ES ao ; , : . ? $ oh 4 encore il avait suscité des chagrins domestiques à Boileau. malin qui réveille. . es : . ' . . e ch * On ne saurait être à la fois plus élégant, plus naturel et Quelle a . 1908 . quel . ! RS “e “je plus comique dans une description. Les détails sont communs: COone Ant eREs ï pres se … $ su ss À l D mais pas une trace de mauvais goût dans l'expression. C'est que ce ne ont pes de ne es bien le cas de dire avec le poëte : quelles on déguise , au point d'en faire des énigmes, des choses he UE de la vie domestique et de la langue familière ; les vers de Boi- <:» do Le stsle 1c moins noble a pourtant sa uobicsse. leau sont clairs comme de la prose. cb
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