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Et sur ce mont fameux , où j'osai la chercher, Fortilia mes pas, et m ‘äpprit à marcher.
C’est pour elle , en un mot , que j'ai fait vœu d'écrire.
Toutefois, s’il le fant, je veux bien m'en dédie , Et, pour calmer enfin tous ces fluts d'ennermnis, Réparer en mes vers Îles maux qu'ils ont commis. Puisque vous le voulez, je vais changer de style. Je le déclare donc : Quinault est un Virgile; Pradon comine un soleil en nos ans:a paru ; Pelletier écrit mieux qu'Ablancourt ni Patru; Cotin, à ses sermons trainant toûte la terre, Fend les flots d'auditeurs pour-aller-à sa chaire; Sofal est le phénix des esprits relevés; | Perrin. Bon, mon esprit, courage ! poursuivez. Mais ne voyez-vous pas que leur troupe en furie Va prendre encor ces vers pour une raillerie ?
Et Dieu sait aussitôt que d'auteurs en courroux, Que de rimeurs blessés s'en vont fondre sur vous ! Vous les verrez bientôt, féconds en impostures, Amasser contre vous des volumes d'injures, Traiter, en vos écrits, chaque vers d'attentat,
Et d'un mot innocent faire un crime d'état.
Vous aurez beau vanter le roi dans vos ouvrages, Et de ce nom sacré sanctifier vos pages :
Qui méprise Cotin n'estime point son roi,
Et n’a, selon Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi’.
et, contre l'ordinaire , cette disposition n'a fait que rendre sa critique plus utile , en donnant à sa raison la chaleur et l'éner. gie du langage de la passion. La hile est nécessaire au satirique qui veut instruire , pluire et corriger.
‘ Cotin, dans ses écrits, accuse Boiïlcau de lèse-majesté divine et humaine ; l'offensé se venge par un trait saugl.nt, qui u'est qu'une juste représaille.
M. Daunou, qui nous a donné une excellerte édition de Boileau , dit à propos de cette sstire : « Relisez-la vingt fois, et vous apprécierez ce qu'une raison sé: ère peut ajouter de furce et de grâce à des traits iugénieux et à l'atlicisme du style. N'accordez , s'il vous plait ainsi, à la plupart des satires de Bofleau que de parcimonieux éloges ; ne louez en elles que la correction, l'élégance , la versification 14 plus soutenue ct la plus belle qui esistât avant l'Andromaque de Racine ; mais s qu'il nous soit permis au moins de distinguer parmi ces douze satires , la huitième et la neuvième , et de leur offrir des hom- ° inages beaucoup moins réservés. Elles ne sont point assurément les deux plus beaux ouvrages de Despréaux ; mais elles sont peut-être les deux plus bel'es satires que l'on ait jamais écrites dans aucune langue. » (n ne saurait m'eux célébrer Despréaux ; mais peut-être y a-t-il un j eu d'hyperbole dans le dernier membre de phrase de l'habile ciitiqu.…