‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 675 sur 914 · AR RCE PE PORTES RER SIRRE TES · texte numérisé non relu

AR RCE PE PORTES RER SIRRE TES

mn .

Sy ne

cs Suvo

sr aime —

ee ee om

avaient faites de Molière, dans une pièce intitulée le Portrait du peintre. Dans le cours de cette année, Molière reçut de la munificence royale une pension de 2,000 livres-

Traasporté d’Espagne en Italie , et d'Itilie en France, le bizarre et monstrueux spectacle d'une statue qui marche et qui parle avait déjà attiré la foule à deux théâtres à Paris : sur la prière de ses camarades , Molière écrivit le Festin de Pierre ; mais il eut la prudence de ne pas faire imprimer cette production, qui lui attira les plus violentes injures, comme à un impie, à un athée, à un diable incarné. Le Mariage furcé, joué à Versailles, pendant les fêtes de l'Jle enchantée , eut peu de succès à la cour ; mais il obtint les plus vifs applaudissements à Paris et dans les provinces. L'Amour médecin, représenté en 1665 , fut, a dit Molière lui - même, proposé, fait, appris el joué en cing jours. Ce n'est, dit-il encore, qu'un petit impromptu, un simple crayon.

Depuis quatre ans, Molière avait peu fait pour son ai et sa gloire ; mais enfin le Misanthrope parut. Ce chefd'œuvre n'oblint d'abord qu'un suceès médiocre. Suspendue après vingt et une représentations, la pièce fut remplacée par le Médecin malgré lui et le Fagotier, qui atti rèrent la foule.

La première représentation du Tartufe eut lieu le 5 août 1667. Les trois premiers actes seulement avaient déjà été joués le 12 mai 1664, à la sixième journée des Plaisirs de l'Ile enchantée. On ne peut se faire une idée de l'orage qu'excita dans une haute région le succès de ce nouyeau chef-d'œuvre. Le roi en défendit toute représentation ultérieure. Deux ans s’écoulèrent sans que Molière obtint la permission de reproduire le Tartufe sur le théâtre. L'on donna, pendant ce temps-là, Scaramouche ermite. Louis XIV, ayant vu cette pièce, dit au prince 2 de Condé : « Je voudrais bien savoir pourquoi les gens qui se scandalisent si fort de la comédie de Molière ne disent pas un mot de celle de Scaramouche. — C'est, ré- °° pondit le prince, que la pièce de Scaramouche joue le ciel et la religion, dont ces messieurs ne se soucient guère , tandis que celle de Molière les joue eux-mêmes, < et c'est ce qu'ils ne peuvent souffrir. « Dès ce moment, la représentation du T'artufe fut autorisée, mais à condi- . tion qu'on lui donnerait pour titre L’Impnsteur, quele ©: héros serait appelé Panulphe, au lieu de Tartufe, etqu'il © paraitrait sousle costume laïque. La pièce, applaudie avec s) un incroyable transport, attira la foule pendant plus de “ trois mois. Amphitryon , joué en 1668 , et Georges Dan- <> din ou le Mari confondu, obtinrent besucoup de succès, < non pas sans qu'on ne pût reprocher au poëte une cer- <* t’ine licence de peinture dont la morale s'offense avec ., raison. L'Avure, faiblement accueilli vers la fin de 1667, ‘ reparut en 1668 , et se vit rangé permi les meilleures piè- ° ces de son auteur. Molière , dans cette pièce, ainsi que dans l'Amphitryon , toutes deux imitées de Plaute, donna -; une nouvelle preuve de la supériorité avec laquelle il sa- > vait imiter ses devanciers. ne

Le Pourceaugnac parut à Chambord, au mois de sep- -{tembre de l'année 1669 , et fit rire tout le monde par des plaisanteries exce'lentes, maïs qui tombent quelquefois .£ dans la caricature. En février 1670, Molière écrivit préci- ‘:

HS

HIS

2, a où

pitamment, sur un ordre du roi, les Amants magnifiques, °° ch

Page 1