‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 722 sur 914 · LOTS SET ES ESS ES · texte numérisé non relu

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Les CE LOUS Lise du re dede

DIX-NUUITIÈME SIÈCLE.

Une santé dès lors florissante, éternelle,

Vous feroit recueillir d’une automne nouvelle Les nombreuses moissons ;

Le Ciel ne seroit plus fatigué de nos larmes,

Et je verrois enfin de mes froides alarmes Fondre tous les glacons”.

Mais une dure loi, des dieux mêmes suivie, Ordonne que le cours de la plus belle vie Soit mêlée de travaux :

Un partage inésal ne leur fut jamais libre, Et leur main tient toujours daus un juste équilibre Tous nos biens ei nos maux.

Ils ont sur vous, ces dieux, épuisé leur larges:e: C'est d'eux que vous tenez la raison , la sagesse, Les sublimes talents; Vous tenez d'eux enfin cette magnificence Qui seule sait donner à la l'aute naissance De solides brillants.

C'en étoit trop, hélas! et leur tendresse avare, Vous refusant un bien dont la douceur répare Tous les maux amassés , Prit sur votre santé, par un décret funeste, Le salaire des dons qu'à votre âme céleste Elle avoit dispensés.

Le Ciel nous vend toujours les biens qu'il nous prodisur ;

Vainement un mortel se plaint et le fatigue Pe ses cris superflus :

L'âme d'un vrai héros , tranquille, courageuse, Sait comme il faut souffrir d'une vie orageuse Le flux et le reflux. |

Il sait, et c'est par là qu'un grand cœur se console, Que son nom ne craint rien ni cles fureurs d' Évle Ni des flots inconstants, Et que, s'il est mortel, son immortelle gloire Bravera, dans le sein des filles de mémoire, Et la mort et le temps.

Tandis qu'entre des mains à sa gloire attentives La France confiera de ses saintes archives

Le dépôt solennel, L'avenir y verra le fruit de vos journées,

+ C'est ici que le poëte arrive enfin au but de son ode, qui

était de souhaiter une meilleure santé au comte du Luc ct d'a-

«chever son éloge. Mais oùtre que cet cloge passe la mesure de la raison, etimêine la liberté de l'hy:erbule permise aux poêtes, les douze stroyhes qui suivent sout vraiment uu luxe dans la composition. Peut-être il n'y aurait rien de trop si le sujet eût été plus grand, plus fécund et plus varié par lui-même. Kousseau aurait dù se rapp:ler ici le précepte d: son maitre :

Faites chofx d'un héros propre à m'lntéresser.

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