‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 727 sur 914 · FONTENAY · texte numérisé non relu

FONTENAY

EN + ne Ne) ESERT, aluable solitude, Séjour du calme et de la paix, Asile où n’entrèrent jamais

Le tumulte et l'inquiétude,

Je vis loin des préventions Que forgent vos chaînes dorées. of

La cour ne peut plus m'éblouir; a Libre de ‘son joug le plus rude, ’.

Quoi! j'aurai tant de fois chanté, J'ignore ici la servitude

. #% Aux tendres accords de ma lyre. De louer qui je dois hair. me | Tout ce qu'on souffre sous l'empire | | , | * I De l'amour et de la beauté; Fils des dieux, qui de flatteries , L Repaissez votre vanité, .

)o00nc me © ne” D 0000

Et, plein de la reconnoissance

De tous les biens que tu m'as faits, Je laisserai dans le silence

Tes agréments et tes bienfaits!

C'est toi qui me rends à moi-même :

Tu calmes mon cœur agité, Et de ma seule oisiveté Tu me fais un bonheur extrême.

Parmi ces bois et ces hameaux, C’est là que je commence à vivre; Et j'empêcherai de m'y suivre

Le souvenir de tous mes maux.

Emplois, grandeurs tant désirées, J'ai connu vos illusions ;

Apprenez que la vérité Ne s'entend que dans nos prairies.

Grotte d'où sort ce clair ruisseau, De mousse et de fleurs tapissée , N'entretiens jamais ma pensée Que du murmure de ton eau.

Ah! quelle riante peinture Chaque jour se pare à mes yeux Des trésors dont la main des dieux Se plaît d'enrichir la nature!

Quel plaisir de voir les troupeaux, Quand le midi brûle l’herbette, Rangés autour de la houlette, Chercher l’ombre sous ces ormeaux !

. D 00000 ee" + "+ + ne 0 0 0 ee D 00000 0 0 0

PRESS PEL IEEE RE EERRR RER €

HRRIERHHE HZ

Cr

Page 1