‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 817 sur 914 · ARS ERERR RER RER RER RER REC DRE REE RE RER · texte numérisé non relu

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On juge, croyez-moi, les vers et non point l'âge.

Si je suis jeune , enfin, j'en ai plus de courage. Qu'ils tremblent, ces faux dieux, dans leur temple insolent! Je l'ai juré : je veux vieillir en les siftlant. D'ennuyer nos neveux vainement ils se flattent ;

Si soixante ans de gloire en leur faveur combattent, Je suis contre leur gloire armé de leurs écrits.

Je ne m'aveugle point; d'un sot orgueil épris, Mon crédule Apollon sur son faible génie

N'a point fondé l'espoir de leur ignominie,

Mais sur l'autorité de ces morts immortels,

Des peuples différents flambeaux universels; Grands hommes éprouvés, dont les vivants ouvrages Sont autant de censeurs des livres de nos sages, Qui, parlant par mes vers, du goûthumbles soutiens, Couvrent de leurs talents l'impuissance des miens : Aux regards du public, que ma voix désabuse,. De leur antiquité semblent vieillir ma muse,

Et devant mes écrits, de leur nom appuyés,

Font taire soixante ans de sugcès mendiés. é

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