‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 851 sur 914 · DÉSERT RCE ER ET ETES EST TITI LS TS · texte numérisé non relu

DÉSERT RCE ER ET ETES EST TITI LS TS

Toujours lui ! lui partout ! — ou brülante ou glacée, Son image sans cesse ébranle ma pensée.

Il verse à mon esprit le soufle créateur.

Je tremble, et dans ma bouche abondent les paroles Quand son nom gigantesque , entouré d'auréoles, Se dresse dans mon vers de toute sa hauteur.

Là , je le vois guidant l'obus aux bonds rapides ;

Là, massacrant le peuple au nom des régicides ;

Là, soldat, aux tribuns arrachant leurs pouvoirs ;

Là, consul jeune et fier, amaigri par des veilles

Que des rêves d'empire emplissaient de merveilles, Pâle sous ses longs cheveux noirs.

Puis, empereur puissant, dont la tète s'incline, Gouvernant un combat du haut de la colline, Promettant une étoile à ses soldats joyeux,

Faisant signe aux canons qui vomissent les flammes, De son âme a la guerre armant six cent mille âmes, Grave et serein, avec un éclair dans les yeux.

Puis, pauvre prisonnier qu'on raille et qu'on tourmente, Croisant ses bras oisifs sur son sein qui fermente, En proie aux geôliers vils comme un vil criminel, Vaincu, chauve, courbant son front noir de nuages,

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