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ECLE. 655 Là s'arrétaient vos vœux, et non mon espérance. Jette avec moi , Joinville, un regard sur la France; Avant de condamner les serments que j'ai faits, De ces combats lointains contemple les effets : Libre de ses tyrans , mon peuple enfin respire ;
La paix renaît en France, et la discorde expire : Le commerce, avec nous transporté sur ces bords, Aux peuples rapprochés prodigue ses trésors ;
L'aspect de ces climats, depuis longtemps célèbres,
Déjà de l'ignorance éclaircit les ténèbres ;
Et sur nos pas, les arts, allumant leur flambeau, Vont remplir l'Occident de leur éclat nouveau. Déjà des grands vassaux l'autorité chancelle :
Je sais ce qu'entreprend leur audace rebelle, Joinville , et, m'instruisant aux leçons du passé, Je suivrai le chemin que Philippe a tracé.
Aux iyrans de mon peuple arrachant leur puissance, Éveillant la justice, enchaînant la licence,
Au secours de mes lois j'appellerai les mœurs,
Je contiendra les grands , et, malgré leurs clameurs, Père de mes sujets, détruisant l'anarchie,
Je veux sur ses débris asseoir la monarchie.
Si Dieu , marquant ici le terme de mes jours, Veut de tous mes travaux interrompre le cours, Aux rois qui me suivront j'aurai frayé la route : Vers ce but glorieux äs marcheront, sans donte ; Et quelque jour, mon peuple, éclairé sur ses droits, Chérira ma mémoire, et bénira mes lois.