‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 98 sur 914 · SURVILLE · texte numérisé non relu

SURVILLE

cs VERSELETS À MON PREMIER-NÉ.

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i - D. QD. SNS à à S + O! CHER enfantelet, vray pourtraict de ton : | père , + Dors sur le seyn que ta bousche a pres- Ÿ ( sé !

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+ Bel amy, cher petiot, que ta pupille tendre . Gouste ung sommeil qui plus n’est faict pour moy! Je veille pour te veoir, te nourrir, te défendre.

. Ainz qu’il m'est doulx ne veiller que pour toy ! + Dors, mien enfantelet , mon soulcy, mon idole!

Dors sur mon seyn, le seyn qui t'a porté !

Ne m'esjouit encor le son de ta parole, Bien ton soubriz cent fois m'’aye enchanté.

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O cher enfantelet, vray pourtraict de ton père, Dors sur le seyn que ta bousche a pressé !

+ Dors, petiot; cloz, amy, sur le seyn de ta mère, se Tien doulx œillet par le somme oppressé !

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Me soubriraz, amy, dez ton réveil peut-estre ; Tu soubriraz à mes regards joyeulx..

Jà prou m'a dict le tien que me savoiz cognestre , Jà bien appriz te mirer dans mes yeulx.

Quoy ! tes blancs doigsteletz abandonnent la mamme, Où vingt puyser ta bouschette à playzir !…

4 On lit dans l'épithalame de Julie et de Torquatus Mallius, par Catulle : « Puisse bientôt un petit Torquatus tendre du » sein maternel ses petits bras vers un père , et lui sourire de » sa bouche demi-close. »

Virgile parut s'être souvenu de ce passage de Catulle, dans son horoscope pour Marcellus (4° églogue), où l'on trouve les vers dont je donne ici la traduction :

Connals, Ô tendre enfant, ta mère à son souris; Elle a souffert dix mois pour obtenir un flls! Enfant, que ton sourire appelle ses tendresses : Ni la tabic des dieux, ni le lit des déesses, N’admettent le mortel qui n’a point en naissant Obtenu de sa mère un souris caressart.

Dans sa tragédie d'/phigénie, Racine fait dire à Ériphile :

Hélas! à quels soupirs suis-je donc condamnée, Mol, qui de mes parents toujours abandonnée, Étrangère partout, n’al pas, même en naissant, Peut-être reçu d'eux un regard caressant.

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