J.-B. ROUSSEAU
ment 1 i guerre au mauvais goût, et s'attira ainsi l'implacable haine de toutes les médiocrités jalouses. A la mort de Th. Corneille, il se mit sur les rangs pour la place qu'il laissait vacante à l'Académie française ; mais un parti puissant poussait La Motte qui l'emporta. Ce triomphe obtenu par les ennemis de Rousseau ne suffit pas à. leur vengeance ; ils lui attribuèrent des couplets dont ils savaient fort bien qu'il n'était pas l'auteur. Rousseau accusa Saurin de les avoir faits. Celui-ci porta l'affaire devant les tribunaux ; et Rousseau, qui ne put donner la preuve de son accusation, se vit condamné comme calomniateur. Exilé de France par un arrêt du Parlement, il se retira à Bruxelles, où il mourut le 17 mars 1741.
J.-B. Rousseau a travaillé pour le théâtre ; mais à l'exception do sa comédie du Flatteur, tous ses ouvrages di'amatiques sont aujourd'hui oubliés. C'est sur ses odes sacrées et profanes et ses cantates qu'est fondée sa réputation. Nul doute que sa gloire, qui a résisté aux attaques les plus passionnées, ne survive à, toutes les révolutions Uttéraires