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les éclair N .--ait-il dan-, \*ê ;mtre» que par le mini- tère de ses créatures, on se rappelait <jue le .Souverain des cieux laissait à des génies subalternes les détails du gou- \ nnement de l'univers.
Périclès, dans la troisième année de la guerre du Péloponèse, mourut des suites de la peste ; et cette perte tut pour les Athéniens la plus irréparable. Quelque temps auparavant, aigris par l'excès de leur» maux, ils l'avaient dépouillé de son autorité, et condamné à une amende : ils venaient de reconnaître leur injustice, et Périclès la leur avait pardonnée, quoique dégoûté du commandement par lu légèreté du peuple, et par la perle de sa famille et de la plupart de ses amis, que la peste avait enlevés.
Près de rendre le dernier soupir, et ne donnant plu aucun signe de vie, les principaux d'Athènes, assemblés autour de son lit, soulageaient leur douleur en racontant ses victoires et le nombre de 6e» trophées, i exploits, leur dit-il en se soulevant avec effort, sont l'ouvrage de la fortune, et me sont communs avec d'autres généraux : le seul éloge que je mérite, est de n'avoir lait prendre le deuil à aucun citoyen. »
Barthélémy. Voyage d'Anacharsis.
Alcibiade.
Des historiens ont flétri la mémoire de cet Athénien • d'autres l'ont relevée par d< , sans qu'on puisse tes
accuser d'injustice ou de partialité. Il semble »|ue la nature avait e>sa>é de réunir en lui tout ce qu'elle peut produire de plus fort en vices et en vertu.
I ne origine illustre, des richesses considérables, la ligure la plus distinguée . les grâces les plus séduisantes, un esprit facile et étendu, l'honneur enfin d'appartenir à IViirlr.N : icl> lurent les avantages qui éblouirent d'abord
les Athéniens j et dont il l'ut ébloui le premier.
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Dans les négociations . il employait tantôt les lumières 'I'- on esprit, qui étaient uii-m mm--, que profondes -
i.uitùt des ruses et dei perfidies, que des raison-* d "Ki.it M l'iiisciil jamais autoriser; d'autres foi* . l.t facilité d tin « .11 actère cj m- le besoin de dominer ou 1<- ddsir de pleire pliait sans effort soi conjonctures. Chi / u.u> lei m m il s attira les regarda , et maîtrise. I opinion publique. I Spartiate! furent étonnée de m frugalité; lesThracei . de
atempéranœ j Ira Béotitm, de ion Mnonr pour le*
exercices les plus violens; 1rs Ioniens, « > < 1 1 [mur
la paretie et la volupté ; lea Batrapea de I Asie , d'un luxe qu'ils n<- pouvaient égaler. 1! m fui montré 1* plui Uaeui des honuno*| i il n'avait jamais eu l'exemple «lu
vice ; mais le VÎOS l'enliainait tant 1 '•**< i'\n. 11 semble 'que la profanation des lois et la corruption dei mœui n'étaient à ae* veux qu'une suite de victeiree remportée* sur li s mœurs et sur le* lois; on pourrait dire enoon que sei défaut* n'étaient inaaî que d<> écarts de h vanité. Les traits de légèreté | de frivolité, d'imprudence , écbi à sa jeunesse <>u à son oisiveté, disparaissaient dans les
occasions qui demandaient de la réflexion et de U constance. Alors il joignait la prudence à l'activité . et les plaisirs ne lui dérobaient aucun des insi.ui> qu'il devait à sa gloire ou à ses intérêts*
Sa vanité aurait tôt ou tard dégénère en ainl>ilion; car
il était impossible qu'un nosnsne si supérieur sus sut
et si dévoré d<- l'envie de dominer, n'eût pas fini par
exiger Pfflbéisftaslfffl SprftS avoir épuisé I '.uliuii.ilion. ASMSÎ
fut-il tout<- sa vie BUSpeCt MU principaux ciloMiis. dont
les uns redoutaient ses talens, les antres », et
lotir à Unir adoré, craint et bai du peuple qui M pouvait
>e passer de lui. Kt connue les sentimens dont il était l'objet devenaient des passions violentée, ce fui avec de* convulsion* de joie ou de fureur que les s\tbéniens relevèrent aux honneurs j le condamnèrent à la mon, le rappelèrent, et le proscrivirent une seconde sois*
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pur un cheval superbe qu'on nommait Buoéphale, que personne n'avait pu dompter jusqu'à lui. et qui avait « treize Lalens<
Bientôt on ue s'entretint que d'Alexandre* Lt doaleur où j'étais plongé ne me permit pas de le suivre de ; J'interrogeai dana ta mite un Athénien qui avait l< tempi séjourna' en Macédoine : il aie «lit : ;< Oe Prince joint .'i beaucoup d'eapril ai de talent un <lr\ir insatiable de s'instruire , et du godt pour les arts qu'il proti s'y connaître. 11 a de l'agrémenl dans la conversât ion . de la douceur et de !.i fidélité dans le commerce de l'amitié, une arande élévation dans Les sentiaeenj <-i dans l La nature lui donna I'- germe de tout* - Les rertos et Vrlstote lui en dé\<loppa les principes. Mais au milieu de d'avantages règne une passion funeste pour lui. et p» être pour le genre humain; c'est une envie excessive de dominer, qui le tourmente jour cl nuit. Elle é'annonce tellement dans ses regards, dans son maintien. paroles et ses moindres actions, qu'en l'approchant 01 pénétré de respect et de crainte. Il voudrait être l'unique Souverain de l'univers, et le seul dépositaire des connaissances humaines. L'ambition et toutes ces qualités brillantes qm- l'on admire dans Philippe, aa trouvern dans son fils, avec cette dillérence que chez, l'un elles sont BstMées des qualités qui les tempèrent, et que chez l'autre la Fermeté dégénère en obstination, l'amour de la gloin frénésie, Le courage en fureur : car assîtes ses volontés ont 1 inflexibilité dudestin, et se nÉInlfrronl eonsWasjaoiiataciea . de même qu'un torreni s'élance en mugissant au-de^ tl un rocher qui s'oppose è son cours.
a Philippe emploi.' différens moi eus ponrelleri ses fuis : Alexandre ne connaît que ion épée. l'hilippe n<- rougit pas de disputer ,iu\ jeui Olympiques la victoire à de simples particuliers; Alexandre ne voudrait v trouver pour
adversaires que des hois. 11 semble qu'un sentiment secret
avertit sans cesse le premier qu'il n'eol parvenu à cette
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568 CAK \< I l RKS OU PORTO UTS,
Il résista à ceux qui voulaient qu'il tr.iilât les Cirera comme mailles , cl les PeTMfl HTmmiî IMflllTfli II Be-eOBH gea qu'à unir les deux nations, ci à faire perdra les dis-
linctioBi du peuple conquérant <t da peuple vaincu.
Il abandonna après la conquête tons les |»ri: j n j»:^ qui lui avaient mtm à la faire. Il prit les meeurs ries Te; pour ne point désoler les Penet CD leur faisant prendre les mo urs des Grecs. Il respecta les traditions ancien m- . Ct tous les mnuumens de la gloire et de la vanité des peuples. Il semblait qu'il n'eût conquis que pour lire
le monarque particulier de chaque nation et le premier citoyen de chaque Hlle. Les Romains conquirent tout pour tout détruire • il voulut tout conquérir pour tout conserver. Sa main se fermait pour les dépenses privées; elle s'ouvrait pour des dépenses publique*. Pallait-il régler sa maison , c'était un Macédonien. Fallait-il payer les dettes des soldats, faire part de sa conquèie aux Grecs, faire la fortune de chaque homme de son armée, il était Alexandre.
Alexandre mourut, et toutes les nations furent sans maître. Mais qif est-ce que ce conquérant qui est plaint de tous les peuples qu'il a soumis? Qu'est-ce que cet usurpateur, sur la mort duquel la famille qu'il a renversée du trône verse des larmes ?
Montesqi ieu.
Socrate ct Caton.
Osons opposer Socrate même à Caton : l'un était plus philosophe, et l'autre plan citoyen. Athènes était i\c\\ perdue, ct Socrate n'avait plus de patrie que le monde entier : Calon porta toujours la sienne au fond de son eivur; il ne vivait que pour elle: il ne put lui fturvivre. La vertu de Sociale est celle du plus .sa^e des hommes « mais, entre César et Pompée, Caton semble un Dieu
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