‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 106 sur 141 · I. lient lotll le leste, qui n'avait ni I.i m · texte numérisé non relu

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AaiatMturftj niai-, 11 1 1 Empereur chrétien était sûr que tous les chrétiens en Orient, en Occident, au Midi, au Nord, seraient dcvoués d'intérêt et de cœur à son règne. Constantin avait trouvé le seul lien social qui pût suppléer à l'unité* de patrie. Si dans la suite l'esprit disputeur des Grecs changea en levain de discorde un principe de régénération, ce n'est pas lui qu'on doit blâmer.

Il comprit aussi qu'il e'tait nécessaire de donner à l'e'tat civil plus de consistance et de dignité', et d'ôter à l'e'tat militaire la force d'opprimer. Mais il alla trop loin : il fallait affaiblir et abaisser l'orgueil et la violence des arme'es , et non pas avilir et corrompre l'état militaire. C'est une faute grave dont on doit l'accuser; on doit encore lui reprocher de n'avoir pas tenu assez fermement la main à l'exécution de ses lois sur les finances, et d'avoir souffert des désordre^ dans les dernières années de sa vie.

Mais il mérite d'être loué pour avoir détruit cette férocité du gouvernement militaire, et pour avoir consolidé une monarchie plus tranquille , fondée sur l'hérédité de la couronne, la distribution des pouvoirs, et Y esprit de la Religion.

Naudet. Des Changemens opérés dans toutes les parties de l'Administration de VEmpire romain , sous les Règnes de Dioclétien , Constantin , etc. , jusqu'à Julien,

Julien et Marc-Aurèle.

On voit par toute la vie de Julien , par quelques uns de ses ouvrages, que sa grandi- ambition était de ressembler à Marc-Aurèle. Si (ui regarde 1m talens, il eut plu» de génie; si on regarde l<- caractère, il eut plus de fermeté peut-être, et l'ut plue loin de cette bonté dont on abu.se, et qui , voisine de l'excès, peut devenir une venu j.lus dangereuse qu'un vice.

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